Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 4 mars 2013.

MODE - Une pétition a été lancée pour demander «le retrait de tous les objets ainsi que des excuses de Mango»...

Une simple «erreur de traduction». Mango a réagi ce lundi après la polémique suscitée ce week-end sur les réseaux sociaux par la commercialisation d’une ligne de bijoux –bracelets et collier- estampillés «esclave» sur son site Internet.

Mango s’est attirée les foudres des internautes ce week-end, scandalisés par la vente de ces bijoux. Ils se sont rués sur la page Facebook de la marque, demandant des explications dans les commentaires des publications de l’entreprise. Certains internautes se sont inquiétés d’une «erreur» qui «choque la communauté noire», d’autres s’exclamant carrément: «Une ligne de bijoux style "esclave"? Pourquoi pas une collection de pyjamas style "Auschwitz"?». Cette collection a également  valu des commentaires acerbes à la chaîne espagnole sur Twitter, qui lui a consacré un hashtag: #BoycottonsMango.

Une pétition a même été lancée par l’ancienne Miss France Sonia Rolland, l’actrice Aïssa Maiga, et la militante associative Rokhaya Diall sur le site Change.org. Le texte, déjà signé par 449 personnes ce lundi matin, dénonce la vente de cette collection, censée «faire de l'esclavage un objet de fantaisie et de mode», et qui «banalise ainsi des tragédies qui ont traversé l'histoire de l'humanité et qui frappent encore aujourd'hui des millions d'êtres humains dans le monde».

Rappelant «qu'en 2001, la France a promulgué la loi Taubira», qui fait de l'esclavage un crime contre l'humanité, et soulignant le «manquement grave à l'éthique», la pétition demande «le retrait de tous les objets ainsi que des excuses de Mango». Pour SOS Racisme, il s'agit «soit d'un manque de culture coupable, soit d'une démarche indigne et perverse réduisant à une appellation design et mode ce qui relève d'un crime contre l'humanité». Dans un communiqué, l'association exige que «ces modèles honteux soient retirés de la vente le plus rapidement possible».

«Une offense grave»

De son côté, le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) a exprimé dans un communiqué «son indignation» face à «ces produits de la honte», et exigé «que l'entreprise retire de la vente tous ces produits, qui constituent une offense grave». «Le Cran demande à Mango de réparer l'outrage, et se réserve la possibilité d'engager des actions musclées contre l'entreprise: rassemblements, procès, ou encore appel au boycott.»

Sur Twitter, la marque de prêt-à-porter espagnole affirme qu'il s'agit d'une «erreur de traduction», et assure que l'«erreur» est en train d'être réparée par ses services.

En effet, sur la version anglosaxonne du site, les bracelets incriminés sont des «woven bracelet» («bracelet tissé»). Cependant, sur la version espagnole, ils sont appelés «pulsera esclava piedras» («bracelet esclave en pierre») ou «pulsera esclava trenzada» («bracelet esclave tressé»). Dans un communiqué publié ce lundi après-midi Mango précise que le terme «esclava» figure dans les dictionnaires espagnols «pour désigner une certaine forme de bracelet», et «regrett[e] sincèrement que sa traduction en français ait été malheureuse». La correction a été effectuée ce lundi après-midi.

Cette excuse ne semble pourtant pas calmer les internautes, si l'on en croit les réactions sous le tweet de Mango...

Dans le communiqué, la marque a indiqué qu'elle présentait «ses excuses à toutes les personnes que cette désignation a pu offenser», soulignant qu'elle «n'a, en aucun cas, voulu heurter la sensibilité de qui que ce soit». Mango ajoute que «les modifications qui s’imposaient» ont été faites, mais précise que «le mot "esclave" (...) est une désignation couramment employée dans le langage de la bijouterie». Contactée par 20 Minutes, l'Union Française de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie, des Pierres & des Perles (UFBJOP) confirme l'utilisation du mot «esclava» en espagnol pour désigner une gourmette, mais pas son utilisation en français.

Bérénice Dubuc
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