Le pape Benoît XVI célèbre la messe de la Pentecôte, le 27 mai 2012, au Vatican.
Le pape Benoît XVI célèbre la messe de la Pentecôte, le 27 mai 2012, au Vatican. - S.RELLANDINI / REUTERS

A.L

La liste avait ressurgi en 2005, à la mort de Jean Paul II. A l’annonce de la démission de Benoît XVI ce lundi, cela n’a pas manqué: le Web s’est aussitôt agité autour de la fameuse prophétie qui énumère 112 papes, en cinq pages et en latin, résumant le pontificat de chacun en une devise donnant lieu à des interprétation prophétiques. La liste étant attribuée aux papes successeurs de Célestin II, un pape éphémère qui régna entre le 162e et le 163e pape, le pontificat de Benoît XVI correspondait à la 111e devise. Celui de son successeur correspondra donc à la 112e formule… qui annonce la fin du monde.  

Vous vous croyiez débarrassé des théories sur la fin du monde depuis qu’un 22 décembre avait finalement succédé au 21? C’était sans compter la popularité de ce texte publié pour la première fois en 1595 et qui alimentait quatre siècle plus tard les discussions ce lundi, que ce soit sur Twitter, Facebook ou dans des billets de blogs, comme le note le Huffington Post. L’article dédié à «saint Malachie» a également été très consulté sur Wikipédia, remarque sur Twitter le journaliste Vincent Glad.

 Les internautes pouvaient notamment y lire la traduction de la 112e devise attribuée au règne du successeur de Benoît XVI: «Dans la dernière persécution de la sainte Eglise romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple.»

«On pense que cette prophétie a surtout servi d'outil de communication pour tenter d'imposer un candidat à la papauté de l'époque de la rédaction du texte. Depuis, on s'amuse à chercher des correspondances entre les papes et ces phrases», expliquait en décembre à Slate Jean-Noël Lafargue, auteur de Les Fins du Monde: de l’Antiquité à Nos Jours.