Un internaute fait une recherche sur Google.
Un internaute fait une recherche sur Google. - B.K.Banagsh/AP/SIPA

Google envisage de ne plus indexer les médias. Le géant de l’informatique a menacé dans une lettre envoyée au gouvernement de ne plus référencer les sites d’informations français s’il devait s’acquitter d’une taxe voulue par les éditeurs de presse quotidienne et magazine, indique l’AFP. Une taxe à laquelle la ministre de la Culture n’est pas opposée.

Pour Aurélie Filippetti, cette idée va «dans le sens de la modernité». «Parmi les outils qu'il me semble important de pouvoir développer, je pense qu'il y a cette idée de créer un droit voisin pour les éditeurs de presse -ce que l'on a appelé un peu facilement la “Lex Google”- qui me semble extrêmement pertinente», a déclaré la ministre mercredi devant la Commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

«Quatre milliards de clics par mois»

La firme de Mountain View «ne peut accepter» que l’instaurant d’un tel droit «mette en cause son existence même et serait en conséquence contraint de ne plus référencer les sites français», a écrit Google dans un courrier envoyé en octobre et destiné à plusieurs cabinets ministériels. Le moteur de recherche rappelle qu'il «redirige quatre milliards de clics par mois vers les pages Internet des éditeurs» français.

Pour le géant américain, cité par l’AFP, «l'ambition de ce texte est d'interdire le référencement non rémunéré. Une telle loi aboutirait à limiter l'accès à l'information, à réduire le nombre de sites français référencés sur Internet mais aussi à freiner l'innovation». Google souligne qu’«en soumettant le référencement à rémunération et punissant le défaut de versement de celle-ci de trois ans d'emprisonnement et de 300.000 euros d'amende, ne ferait que multiplier les conflits et ralentir l'Internet».

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