Vous avez interviewé Marine Jobert, co-auteur du livre «Le vrai scandale des gaz de schiste»

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Publié le 8 septembre 2011.

VOS QUESTIONS - La journaliste Marine Jobert a répondu à toutes vos questions sur son livre «Le vrai scandale des gaz de schiste»

Qu’elle est la position du Parlement européen et que peut-il faire? N’est-ce pas là où se joue véritablement le combat pour en terminer définitivement avec cette technique ?

Le Parlement européen n’a pas pris formellement position, car ça n’est pas de sa compétence. Il y a un débat prévu début octobre en commission « énergie », mais qui ne débouchera sur rien de décisif. En revanche, la commission « environnement » a rendu un rapport très critique sur les conséquences environnementales de l’exploitation des gaz de schiste. La Commission européenne, par la voix de son commissaire à l’énergie, a rendu un avis en apparence neutre sur la question, mais qui laisse la porte ouverte aux gaz de schiste sur le fond. Enfin, une rencontre informelle du conseil des ministres de l’énergie de l’Union va avoir lieu en Pologne les 19 et 20 septembre prochain, qui va être un point de convergence des « anti gaz de schiste », puisqu’il en sera forcément question. La Pologne est pleine exploration de son sous-sol!

Qu'avez-vous pensé du revirement de Jean-Louis Borloo. Il se disait favorable à l'exploitation des gaz de schiste lorsqu’il était au gouvernement puis, dès son départ, il a admis s'être trompé. (Gladiateurdusud)

Après avoir chanté les vertus du Grenelle de l’environnement pendant 3 ans, JL Borloo ne s’est pas opposé à la délivrance de ces permis d’exploration. Il doit en assumer la responsabilité politique, même s’il n’a pas techniquement signé lui-même les permis. Son revirement est à l’image du personnage : opportuniste et tactique. 

Est-il possible de procéder à une fracturation avec un fluide composé uniquement d'eau? (Teneur)

La réponse est non. En s’enfonçant dans la terre, la chaleur augmente, la foreuse rencontre différents types de roches, des micro-organismes ; autant « d’obstacles » qui gênent sa progression et que les produits chimiques facilitent. Même si leur nombre a considérablement diminué par rapport aux tous débuts de l’exploitation américaine, il faut y avoir recours aujourd’hui encore.

Comment se fait-il que les permis d'exploration aient été délivrés par le gouvernement sans que les collectivités locales en soient informées?

Le Code Minier ne prévoit ni l’information, et encore moins la consultation des collectivités locales. C’est aussi simple que ça. Une simple publication au journal officiel informant de la délivrance des permis est prévue. La ministre de l’écologie NKM a annoncé une réforme du code minier. Elle a d’ailleurs commandé un rapport sur le sujet à l’avocat Arnaud Gossement, qui devait rendre ses premières conclusions début juin ; pour l’heure, rien n’a été publié. Ce qui pose question sur la volonté gouvernementale de remettre le citoyen au cœur de la décision.

Qu'avez-vous pensé du revirement de Jean-Louis Borloo. Il se disait favorable à l'exploitation des gaz de schiste lorsqu’il était au gouvernement puis, dès son départ, il a admis s'être trompé. (Gladiateurdusud)
 
Après avoir chanté les vertus du Grenelle de l’environnement pendant 3 ans, JL Borloo ne s’est pas opposé à la délivrance de ces permis d’exploration. Il doit en assumer la responsabilité politique, même s’il n’a pas techniquement signé lui-même les permis. Son revirement est à l’image du personnage : opportuniste et tactique. 

Quelles conséquences pour la biodiversité? Les animaux, les plantes sont-ils touchés par ces exploitations? (Reine3)

Les fuites de méthane, les déversements accidentels de produits toxiques dans des cours d’eau ou encore des pics d’ozone sont autant d’atteintes à la biodiversité. Sans compter les défrichements nécessaires pour installer les plate-formes de forage, même si les industriels jurent qu’ils savent aujourd’hui user de techniques moins invasives pour le milieu naturel. L’exemple américain nous montre pourtant le contraire et c’est avec ces entreprises américaines que les industriels français se sont alliées.

L'exploitation du gaz de schiste peut-il dégrader aussi la qualité de l'air en plus de dégrader la qualité des sols? (Hervé T.)

La dégradation de la qualité des sols en surface par l’exploitation des gaz de schiste n’a pas été spécialement étudiée. Le sous-sol a été scruté de façon intéressante par un géologue québécois, Marc Durand , qui s’inquiète de la création de failles « invisibles » en surface et qui pourraient mettre en communication des masses d’eau aujourd’hui étanches les unes par rapport aux autres. La qualité de l’air est clairement impactée pendant la phase de mise en place du puits, puisqu’il faut transporter quantité de matériel, avec force camions. Des taux d’ozone bien pires que dans certaines mégalopoles ont été enregistrés dans des coins de campagne perdus où étaient en train d’être forés des puits!

Existe-t-il un organisme officiel pour contrôler et protéger les gisements? En demandez-vous un? (Lionel F.)
Ce sont les Dreal (direction régionale de l’équipement, de l’alimentation et du logement) – ex DRIRE – qui sont compétentes pour surveiller les activités minières. Or les gaz de schiste impliquent – parce que les puits ne sont pas très rentables, avec un taux de récupération du gaz de 20% en moyenne – une multiplication des puits. Y aura t-il suffisamment de personnel pour les surveiller, sachant que les effectifs sont déjà en train de fondre dans cette administration ? A l’heure actuelle, comme l’écrit le Conseil général des Mines lui-même dans son pré-rapport de mars 2011, la réglementation n’est pas du tout adaptée aux spécificités des gaz de schiste. Ce serait aussi un point à revoir.

J'ai lu votre livre, je l'ai apprécié. J'ai toujours été un écolo dans l'âme et je souhaite rejoindre votre combat. Que puis-je faire? (j'ai déjà signé la pétition) (Herve T.)
 
Je vous remercie pour votre appréciation sur le livre. Il existe sûrement dans votre région un collectif de citoyens actifs qui pourront vous accueillir. Il y a besoin d’informer les populations – c’est l’objet de notre livre – et d’organiser des débats sur l’énergie. Partout. Vous trouverez sûrement votre place dans cette grande chaîne !Bonne continuation !

Quelles sont les grandes entreprises françaises qui font du lobbying pour l'exploitation du gaz de schiste? Avez-vous une idée du magot potentiel qui se cache derrière tout ça? (Julien C.)
 
Les entreprises qui se sont vu délivrer un permis d’explorer en France sont Total et Schuepbach Energy pour le gaz de schiste et Toredor et Vermillon pour le pétrole de schiste. Elles font légitimement valoir leur point de vue auprès des parlementaires et autres hauts fonctionnaires, puisque leur « job » est de trouver de l’énergie. C’est du lobbying, effectivement, au même titre que les démarches des associations environnementales et des citoyens. Sauf que les moyens ne sont pas les mêmes! Quant au « magot » que vous évoquez, bien malin qui saurait l’évaluer. Des estimations toutes plus folles les unes que les autres circulent, qui ont surtout pour but d’attirer des capitaux et de muscler le cours des actions.

Est-il possible d'extraire le gaz de schiste sans impact néfaste sur l'environnement? Si oui, de combien le coût d'extraction/production serait-il multiplié? (lostrisse)

La réponse est non, puisque la seule technique disponible pour explorer, puis exploiter le gaz de schiste est celle de la fracturation hydraulique. Même si d’autres pistes sont étudiées dans les laboratoires, il n’en existe pas d’autre aujourd’hui qui puisse être mise en œuvre au plan industriel, de l’aveu même des entreprises pétrolières. Or la fracturation hydraulique est une technique très gaspilleuse en eau et qui requiert l’utilisation de produits chimiques, dont il est avéré que certains sont très toxiques pour la santé humaine et le milieu naturel. Sans compter les impacts sur les paysages, les écosystèmes et surtout, le climat (puisque des quantités colossales d’hydrocarbures vont être rendues disponibles, ce qui va aggraver la crise climatique déjà bien entamée).

Vous dites avoir subi des pressions, pouvez-vous nous en dire plus ? Allez-vous porter plainte ? (Leora)
 
Avant même la sortie du livre, l’avocat de Julien Balkany – dont la société Toreador qui l’emploie détient des permis d’exploration de pétrole de schiste dans le Bassin de Paris - nous a envoyé un courrier nous menaçant de poursuites judiciaires en diffamation. Sans préciser le motif de ces éventuelles poursuites, et pour cause, puisqu’il n’avait pas lu le livre! C’est une tentative pure et simple d’intimidation, pour nous donner l’envie de ravaler quelques lignes. Peine perdue!

Si nous n'exploitons pas le gaz de schiste chez nous, ce gaz nous reviendra 40% plus cher avec le transport et la marge du vendeur. Faut-il laisser exploiter les ressources ailleurs? (gegeclermont)

Je vous laisse la responsabilité de ces chiffres et je répondrai à la question de « l’externalisation » de l’exploitation, que nous évoquons en conclusion du livre. Certains plaident pour une exploitation « à la maison », afin d’en mesurer toutes les conséquences. Comme si cela allait susciter un électrochoc et engendrer un cercle vertueux – je constate que c’est polluant donc je consomme moins. Est-ce donc cela la perspective que nous nous offrons? Polluer ici plutôt qu’ailleurs? Je suis pour ne pas polluer du tout! Quant au coût moindre d’une exploitation « locale », l’argument financier ne me semble pas suffisant pour accepter de saccager les gorges de l’Ardèche ou le plateau du Larzac !

Seriez-vous étonnée, si suite aux mensonges des politiques et des industriels sur le sujet, le mouvement anti-gaz de schiste se radicalisait pour proposer des actions plus violentes (saviezza

A titre personnel, je ne souhaite pas que ce mouvement donne lieu à des actes violents. Oui à des actions spectaculaires, symboliquement marquantes ou plus efficaces, mais pas violentes. La date du 14 septembre, à laquelle les industriels doivent rendre les dossiers techniques, devrait relancer à nouveau la mobilisation.

Vous verra t'on prochainement a la télé, où on évoque rarement ce type de sujet plutôt sensible? (anarchiste au pouvoir)

François Veillerette a été invité sur France 3 Picardie, en tant que vice président du conseil régional. Mais aucune autre interview à la télé n’est pour l’heure prévue. Des radios nous ont contactés, des journaux... Et 20 Minutes ! Nous ne nous sentons pas ostracisés ou censurés par les médias, si c’est votre question...

J'ai commencé à lire votre livre, que j'ai eu l'occasion d'acheter directement auprès de François Veillerette lors de la Convergence citoyenne pour une transition énergétique au Lézan (30) fin août, il est passionnant. J'ai été vraiment interpellé par les pages qui traitent de la prolifération des produits chimiques dans notre vie quotidienne. Pensez- vous que le combat contre l'exploitation des gaz ou pétrole de schiste menés d'abord principalement par des citoyens du monde entier, pourrait entraîner une remise en cause globale de notre société d'hyperconsommation énergétique basée sur la chimie du pétrole? (ChristoMiche)

Question intéressante... Les gaz de schiste sont un révélateur à la fois de notre addiction au pétrole – sous toutes ses formes, et elles sont nombreuses ! – et de notre résignation aux diverses pollutions qui nous imposées au quotidien. Dans le livre, nous soulignons qu’il y a presque une hypocrisie à, d’un côté, se battre bec et ongles contre les produits chimiques présents dans la fracturation hydraulique et qui vont être injectés à 3000 mètres de profondeur et, de l’autre, se résigner à boire une eau du robinet bourrée de pesticides et de médicaments ou à respirer des peintures saturées de produits toxiques.

Est-ce que le combat des gaz de schiste peut servir de levier pour « remettre en cause globalement notre société d'hyperconsommation énergétique basée sur la chimie du pétrole » - comme vous le demandez – je ne le sais pas… Mais les gaz de schiste sont assurément une occasion inédite pour notre pays – tout en pensant dans un cadre mondial – d’ouvrir un débat courageux sur nos énergies (sources, consommation, buts, etc…).

Qu'avez-vous pensé de la décision de l'Etat d'interdire l'exploitation des gaz de schiste et d'annuler les permis d'exploration? N'est-ce pas là une preuve que les conflits d'intérêts que l'on pourrait imaginer, n'était que pure spéculation? (tatora)

Les permis d’exploration n’ont pas du tout été annulés. La loi du 13 juillet interdit le recours à la fracturation hydraulique et soumet les industriels au dépôt d’un dossier technique avant le 14 septembre 2011, dans lequel ils doivent indiquer quelle technique ils comptent mettre en œuvre. Si c’est la fracturation hydraulique, les permis seront annulés. Et comme il n’existe pour l’heure aucune technique alternative, on peut théoriquement penser que tous les permis vont être annulés. Mais c’est plus compliqué que cela dans les faits, puisque la loi reste muette – puisqu’il n’y a eu aucun décrêt d’application – sur la mise en œuvre concrète de cette loi. Quantité de recours juridiques sont à prévoir de la part des industriels, dont certains vont se battre pour bénéficier de permis délivrés en bonne et due forme et remis en cause sous la pression populaire.

Sur les raisons du vote de cette loi, est-ce une preuve que les conflits d’intérêts n’existent pas? A quels conflits d’intérêts faites-vous référence? Je vous laisse répondre. Ce que j’ai pu observer pour ma part, c’est qu’après avoir hurlé que les gaz de schiste n’avaient pas leur place dans notre pays, les parlementaires UMP ont sacrément rétropédalé et concocté une loi qui n’insulte pas leur exploration. Les arguments des industriels, qui ont été très actifs une fois qu’ils ont réalisé l’ampleur de l’incendie allumé par les militants anti-gaz de schiste, ont semble t-il fini par prospérer.

Grâce a l'exploitation du gaz et pétrole de schiste, l'Etat du Texas a créé 50% des emplois des USA depuis 4 ans et réduit d'autant, les importations de gaz et de pétrole. Nous avons besoin de pétrole et de gaz. Si on a la chance d'en avoir, qu'on l'exploite! Mettez vos actes en accord avec vos idées, arrêtez de circuler en voiture, de vous chauffer au gaz ou au fioul. A partir de ce moment, vous serez, vous tous, légitimes pour vous exprimer. (lesiber)

Quelle est la question, au juste? Décider d’exploiter ou non les gaz de schiste renvoie à une question centrale: dans quelle société désirons-nous vivre? Quels sont nos besoins en énergie? Pour quoi faire? Après le delta du Niger (pétrole), les forêts amazoniennes et malaisiennes (agrocarburants), les eaux des rivières de l’Alberta (sables bitumineux) ou les baleines grises de l’île Sakhaline (gaz), à quelles destructions sommes-nous encore prêts pour conserver notre niveau de vie? C’est aux dirigeants politiques qu’il appartient, aujourd’hui, d’avoir une vision prospective, courageuse et soutenable de l’énergie. Penser le monde dans l’immédiat – des emplois aujourd’hui et maintenant, une balance commerciale allégée pour les 4-5 années à venir par des moindres importations d’hydrocarbures – n’est pas à la hauteur des enjeux climatiques et sociétaux en cours.

Votre ouvrage est-il scientifique ou n'est-il le fruit que d’une simple idéologie dogmatique? (konabien)

La science ne serait-elle donc jamais dogmatique? Ce livre est un travail d’enquête, pas un « prêt à penser militant ». Même si nous en arrivons à la conclusion que la Terre n’en peut plus de nos folies - dont les gaz de schiste sont la dernière expression – le lecteur n’est pas sommé de nous emboîter le pas! Nous alignons des faits – études scientifiques étayées, entretiens avec les différents acteurs du dossier, constats objectifs basés sur des rapports officiels – qui laissent à chacun l’espace pour se faire sa propre idée sur le dossier.

N'étant pas d'accord pour l'exploitation des gaz de schiste, mais étant un ancien "pétrolier" je me permet de dire que le documentaire "Gasland" et une ineptie remplie de trucage et de fausses informations. Qu’en pensez-vous? (yolsim)

Le film Gasland est un documentaire, de parti-pris certes, mais nourri de constatations objectives faites sur le terrain. En vrac : des industriels qui refusent de répondre aux questions d’un citoyen curieux, des instances de contrôle muselées et inefficaces, des riverains empoisonnés et méprisés par les industriels, des paysages saccagés, etc… L’industrie pétrolière américaine a publié un document qui critique point par point le documentaire, auquel Josh Fox a bien entendu répondu pied à pied. Ce n’est pas un travail journalistique rigoureux, mais cela n’enlève rien à ses qualités, qui sont d’avoir montré la réalité des conséquences de l’exploitation des gaz de schiste aux USA.

Avec le livre « Le vrai scandale des gaz de schiste », on quitte la dimension émotionnelle du film pour se concentrer sur les faits : la mobilisation, notre toxicomanie à l’énergie, le climat, etc…

Les hauts fonctionnaires français ont établi un rapport qui dit oui à l'exploitation des gaz de schiste mais en prenant des précautions. Considérez-vous que, eux-aussi, sont à la solde des industriels? (konabien)

Les hauts fonctionnaires que vous évoquez, c’est surtout le Conseil général des Mines (CGIET pour les intimes), un des grand Corps d’Etat, qui a notamment joué un rôle essentiel dans le tout-nucléaire français dès les années 50. A la demande des ministères de l’écologie et de l’industrie, il a rendu un pré-rapport à la mi-mars 2011. Sa  version définitive devait être rendue fin-juin, mais nous l’attendons toujours. J’aimerais d’ailleurs savoir pourquoi ce rapport n’a toujours pas été publié. Attendent-ils de voir dans quel sens tourne le vent?

Toujours est-il que le Conseil général des Mines a un rôle-clé dans ce dossier, puisqu’il est à la croisée de toutes les décisions. D’abord, il a rendu un avis essentiel pour avaliser le dossier de délivrance des permis de gaz de schiste de mars 2010. Puis il a été consulté sur la pertinence même de ces hydrocarbures (c’est le fameux rapport que vous évoquez). Enfin, c’est lui qui doit examiner les dossiers techniques que les industriels sont censés déposer au plus tard le 14 septembre prochain,suite à la loi du 13 juillet qui interdit la fracturation hydraulique. Cela fait beaucoup de casquettes pour un même Corps !
 

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L'exploitation des gaz de schiste fait craindre le pire pour l’environnement. Ces gaz représentent une manne d’énergie importante, mais leur extraction nécessite énormément d’eau et l’injection de produits chimiques nocifs dans les sols.

Aux Etats-Unis, la fracturation hydraulique semble avoir déjà fait des dégâts. L’eau du robinet des habitants de Fort Worth, au Texas, serait contaminée par les gaz, selon des études menées par Josh Fox, réalisateur du documentaire Gasland. Par ailleurs, des concentrations suspectes de benzène cancérigène et de divers composés neurotoxiques ont été relevées dans les villes de forages. Des constats qui ne poussent pourtant pas de nombreux industriels et politiques français à se priver de ces nouvelles ressources.

Le livre «Le vrai scandale des gaz de schiste» écrit par François Veillerette (porte-parole de l'association Générations futures) et Marine Jobert, révèle les nombreuses zones d'ombres de l'exploitation de ces gaz «non conventionnels». Se dirige-t-on vers un nouveau scandale écologique? Quels intérêts ont les politiques et les industriels à l'adoption de cette technique? Quels sont ses dangers pour l'environnement?

Marine Jobert est journaliste indépendante. Elle a notamment travaillé pour France Info, France Culture, Terra Eco et RTL. En 2003, elle a également remporté le prix de l’Association des Journalistes de l'Information Sociale (AJIS) pour son reportage sur les «esclaves de la Mer».

Marine Jobert était l’invitée de la rédaction de 20minutes.fr. Elle a répondu à vos questions
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Cédric Garrofé
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