Vos questions sur la fessée et la petite enfance

VOUS AVEZ INTERVIEWÉ e docteur en psychologie Stephan Valentin vous a répondu...

PA

— 

 Stephan Valentin

 Stephan Valentin — dr

Le psychologue spécialiste de la petite enfance Stephan Valentin, auteur de «Quand mon bébé me parle», sort ces jours, toujours aux éditions Jouvence, «La fessée, pour ou contre?».

Il a répondu à vos question:

Tout cela doit-il être dosé en fonction de l'âge de l'enfant? Peut on parler de période de «dressage» qui succèdent à des périodes d'éducation? d'apprentissage?
feekepasser
On ne dresse pas son enfant, mais on lui apprend les règles de la vie en communauté. Posez-lui des limites cohérentes. Cela est important à tous les âges, même quand on est ado.

Ma petite fille de 18 mois nous fait crises sur crises. Elle se roule par terre en claquant des pieds et se cogne volontairement la tête par terre. Quelle attitude avoir?
Seb
Elle est en pleine crise d'opposition. Dans mon livre, il y a tout un chapitre à ce sujet.

Sans parler de fessées, une claque sur les fesses peut être de temps en temps remettre d'aplomb un gamin trop turbulent (surtout quand il se met en danger ou met en danger les autres) non?
Christineessonne

Non, pas vraiment. C'est juste le signe que le parent ne sait plus que faire…

A vingt-et-un ans, je suis ravie de pouvoir dire que j'ai été bien élevée. Mes parents nous ont très rapidement, à mes frères, ma soeur et moi, à nous conduire correctement et à ne surtout jamais faire de caprice. La seule tentative historique a abouti à une fessée et il n'y a jamais eu de récidive. En ce qui me concerne, j'en ai reçue une. Et, même si je suis à peu près certaine qu'elle n'était pas méritée (forcément), je n'en suis pas morte. Dès le moment où les parents ne sont pas démissionnaires, il ne devrait pas avoir de problèmes d'autorité. Cependant, une bonne fessée de temps à autre ne peut pas faire de mal. On parle d'humiliation? Vous croyez que dans leur vie future les enfants ne seront jamais confrontés à l'humiliation? Il vaut mieux qu'ils apprennent tôt, et dans la sphère privée, que de tomber de haut en public.
Moire

Faut-il alors fesser les enfants pour les préparer aux situations humiliantes dans leur vie future?

J'ai été élevée à coups de fessées. Pas battue, mais j'ai reçu des fessées lorsqu'il le fallait. Des enfants abusant trop de la patience et de la santé de leurs parents à force de les user avec leurs caprices ont besoin d'un bref retour à la réalité. Evidemment, elle ne doit pas être automatique, mais utilisée à bon escient. Ma mère me fessait lorsqu'elle était à bout et très fatiguée, chose que je lui reproche. Ce que je ne lui reproche pas ce sont les fessées méritées, lorsque j'étais odieuse en tant qu'enfant, comme beaucoup le sont.
CharlieD

Un enfant ne mérite pas de coups, de fessée, de gifle ou autre punition corporelle ou morale. Il ne cherche jamais la fessée. Il ne cherche pas la violence. Il cherche juste le "NON" parental , mais en paroles. Ce qui est important c'est de s'excuser auprès de son enfant . Il a le droit d'entendre que le parent a choisi une mauvaise punition.

Pourquoi dit-on que chaque enfant est différent et nécessite un traitement différencié mais dans le même souffle on dit que la fessée n'est pour aucun enfant? Ne risque-t-on pas aussi de pousser les parents dans les excès de l'interdit? (si c'est "interdit" et qu'on le fait quand même autant en mettre une bonne). Nous avons 3 enfants, nous ne les gérons pas de la même manière et nous ne portons la main sur eux qu'exceptionnellement.
Howard

Il n'y pas un excès d'interdit si on ne fesse pas son enfant.

La fessée ne peut-elle pas être un moyen immédiat pour dissuader l'enfant de se mettre en danger bien plus grave voire mortel (traverser la route en courant par exemple) là où on n'est pas sûr que des explications soient assez fortes ou comprises?
Reizz
Dans cette situation précise, on parle de fessée «réactionnelle». Le parent est débordé et il y a un trop plein d'émotion et la fessée lui échappe. Par peur. Parce que l'enfant a par exemple traversé tout seul une rue. Je parle de ce cas dans mon livre. La fessée n'apprend rien à l'enfant, par contre si vous le prenez dans les bras, vous le serrez contre vous — déjà vous arrivez mieux à vous calmer. Puis vous lui parlez en disant, «tu m'as fait tellement peur, ne refais plus jamais ça, tu peux te faire mal…» Ainsi vous gérez mieux votre angoisse et votre enfant.

Que pensez vous des douches froides ou tièdes suite à des colères que l'on ne peut calmer?
papou
Je pense que la meilleure façon de calmer un enfant en colère c'est de le mettre à l'écart dans sa chambre. Forcer l'enfant sous la douche, ce choc sous l'eau froide  cela fait très militaire… Cela est vivement à déconseiller! Cela traumatise l'enfant!

On dit souvent qu'on reproduit sur ses enfants le schéma subi dans sa jeunesse. Si j'ai pris moult fessées, est-ce la garantie que je m'en prendrai au popotin de mes enfants?
ShaabaaZ
Il y a un risque, mais pas une certitude; mais déjà votre question montre que vous en êtes conscient. C'est le premier pas pour ne pas reproduire ce qu'on a vécu en tant qu'enfant. Dans mon livre, je parle aussi de la prévention de la fessée.

Chez moi c'est explication, 1-2-3 fessée, et ça marche, mais chaque enfant est différent, pour un l'explication marchera, pour l'autre il suffira d'expliquer et compter 1. Sérieusement, avez-vous des enfants? Pour moi trop de certitudes comme ça, ça veut dire que soit vous avez vu un échantillon comportemental de chaque enfants, soit vous avez votre doctrine et c'est ce que vous appliquer sans écouter les autres...
Servalito
Si vous lisez mon livre, vous verrai que j'écoute beaucoup les parents. J'entends leur problèmes, leurs souffrance et aussi leur difficulté d'élever leur enfant. Après tout, être parent, c'est une remise en question constante. Mais justement, je n'écris pas pour culpabiliser les parents, mais pour leur proposer des solution pour éviter la fessée. Après tout, ce n'est pas agréable pour un parent de se dire, " j'ai frappé mon enfant, que j'aime plus que tout." Je n'ai qu'une certitude: La fessée n'est pas une punition éducative.

La fessée? qui donne encore la fessée? De nos jours, pas mal de parents, s'ils emploient des «châtiments corporels», ont plutôt la gifle facile, pas la fessée. Voire même les insultes. On en voit sans cesse des parents qui traitent leurs enfants de «cons» ou «d'abrutis». Ça, c'est ce qu'il se passe le plus souvent aujourd'hui et c'est bien plus grave que la fessée d'autrefois.
aristide71
Il y a deux forme de châtiments: le châtiment corporel où on marque le corps du fautif. Il y a aussi le châtiment moral où on place le fautif dans une situation humiliante. En l'insultant par exemple. Les deux formes de châtiments sont à éviter. Les deux laissent des traces. Le premier sur le corps, le deuxième sur le psychisme.

Je ne suis pas du tout d'accord avec les arguments de Mr Valentin, je donne la fessée à mes enfants (3 ans et 6 ans) après avoir tout essayé avant pour leur faire comprendre ce qu'ils ont le droit de faire ou non. Mon épouse pratique uniquement les "explications" "les gros yeux" et tous les autres moyens pour se faire obéir de nos chères têtes blondes et rien y fait. Pour moi c'est vraiment la solution qui règle le problème le plus rapidement, mais c'est aussi la plus dure pour eux et nous. Le seul fait d'évoquer une fessée permet aujourd'hui de se faire obéir. Si on devait arrêter de donner des fessés, on ne pourrait plus se faire obéir, les gens qui disent le contraire n'ont pas d'enfant!
JOHNJOHN
La fessée agit sur les mécanismes de la peur. L'enfant est plus dans la crainte que dans l'apprentissage des règles. La fessée n'est donc en aucun cas une punition éducative. La preuve: demandez autour de vous qui a été fessé. On général, ces personnes se souviennent encore de la fessée, mais plus du "pourquoi". Donc, elle n'agit pas sur l'apprentissage de l'enfant. Et elle n'aide pas à l'enfant à s'autonomiser et à grandir.

Mon bébé de 15 mois refuse de manger - ou en tout cas manifeste son mécontentement et s'arrête après quelques bouchées - lorsque mon épouse ou moi-même se chargeons de le nourrir. Mais quand c'est ma nounou qui s'en occupe, elle mange tout... Comment expliquer ce comportement? (Pour détail, elle a passé 2 mois chez sa grand-mère, séparée de nous, et à eu un reflux gastrique qui l'a handicapée durant ses premiers mois...)
BruX
Le reflux gastrique est une sensation terrible pour le bébé. Il se tortille, crie fort et on n'arrive pas à le calmer. Probablement, votre bébé a ressenti le repas comme un moment désagréable. Donc, il faut lui accorder du temps pendant le repas. Ne pas lui donner à manger trop vite. Mais je pense aussi que votre bébé vous reproche à sa manière votre absence pendant ces deux mois. Parlez-lui en. Expliquez-lui tous les deux pourquoi vous ne pouviez pas être avec votre fille. Qu'elle vous a beaucoup manqué, que vous avez beaucoup pensé à elle. Un enfant doit entendre pourquoi ses parents ne pouvaient pas être là. Pendant le repas, respectez son refus. Par exemple, donnez-lui la cuillère. Elle veut peut-être manger toute seule. Surtout, ne prenez pas ce refus comme un rejet de votre amour pour elle. Dites-vous qu'elle est en ce moment en colère contre vous, c'est son droit. Essayez de dédramatiser la situation du repas. Mangez en même temps qu'elle.

Il semblerait que les générations qui ont grandi avec cette éducation plus laxiste soient aujourd'hui globalement moins respectueuses. Tout d'abord, est-ce une impression et deuxièmement peut-on établir une corrélation entre cette baisse de respect et l'éducation reçue?
fred3
Ce n'est pas parce qu'une génération n'a pas été fessée ou «pas assez» qu'elle devient moins respectueuse. Cela serait réducteur. Il y a beaucoup de facteurs pour le comportement d'une certaine jeunesse. Probablement le facteur le plus important est: les jeunes se sentent délaissés. En faisant des bêtises, ils attirent notre attention sur eux.

Moi j'ai deux questions précises à poser aux partisans de la fessée et, donc, accessoirement aussi, à Monsieur Stephan Valentin:
1. La fessée est-elle indispensable pour élever correctement un enfant sans être laxiste
2. La fessée est-elle inoffensive pour l'enfant.
Personnellement, à ces deux questions je réponds vigoureusement non.
J'ai élevé 4 enfants (le plus jeune a 22 ans) sans jamais lever la main sur eux et je peux vous assurer que je me suis fait respecter. Le respect s'enseigne par l'exemple. Par la violence et l'humiliation on n'enseigne que la violence et un «désamour» de soi.
Je trouve que de décider délibérément de faire mal à un enfant est une chose monstrueuse. De plus, pour un enfant, la fessée a une connotation malsaine par sa proximité avec les zones érogènes de celui-ci (et le trouble qu'elle peut éventuellement provoquer chez celui qui la donne puis, plus tard, chez celui qui l'a reçue).
Menfoufinalement
1. Une fessée ne devrait pas avoir sa place dans l'éducation de l'enfant. Il  y a d'autres moyens pour éduquer son enfant comme en faisant des contrats, le mettant dans sa chambre ou encore en lui disant "NON". C'est quand les parents laissent toujours faire, qu'ils ne disent pas "NON" ou qu'ils envoient des messages pas clairs que l'enfant ne sait plus comment se comporter correctement.
2. La fessée est une forme de violence. On frappe son enfant. Et vous avez raison, la fessée comporte un danger sexuel. On ne sait pas encore calculer la probabilité d'un désordre psycho-sexuel, mais même un risque faible, ne justifierait-il pas l'abandon de la fessée?

Bonjour, je suis psychologue en maternité, je voulais avoir votre avis concernant plusieurs points.
- concernant les pleurs de bébé... pensez-vous qu'il faut laisser pleurer ou chouiner bébé quelques instants (si ce n'est pas pour la tété, le changement de couches...) ou accourir au moindre cris et pleurs qui n'expriment pas néces
sairement un besoin?
- Pour l'allaitement... pensez-vous que les mamans doivent fait téter bébé aussi souvent qu'il le réclame (certaines mamans ont bébé au sein toute la journée: une heure entre les tétés) même si le besoin n'est pas nourricier mais davantage pour le plaisir?
- les enfants ayant des terreurs nocturnes (2 ANS-3ans, je pense à un enfant qui se réveille toutes les nuits à 2H et fait une réelle crise de pleurs) et qui ne se calment que lorsqu'il sont dans le lit parental.. qu'en pensez-vous? à quoi sont dues ces terreurs?? est-il indispensable de prendre l'enfant dans le lit (malgré qu
e le rituel du coucher est été respecté...)
psychomat
1. Tout dépend bien sûr de l'âge du bébé et des circonstances. Mais dans les premières semaines, je conseille de calmer l'enfant rapidement. Il fera ainsi l'expérience que maman ou papa l'entendent, qu'il arrive à agir sur son environnement et qu'il existe. En apportant cette réponse positive à ses cris, donc en venant vers lui, le bébé prendra confiance en lui et il ne se sent pas seul. Mais il y a aussi des moments où il faut laisser à l'enfant la possibilité de se calmer tout seul. Dans la  nuit par exemple. On peut attendre quelques instants avant d'y aller. Peut-être il s'endort tout seul.
2. A cet âge-là, les terreurs nocturnes sont très fréquentes. Souvent, les enfants n'arrivent pas à "digérer" ce qu'ils ont vécu la journée. Mais en général, des angoisses se fixent à cette âge-là. Donc, je pense que si l'enfant n'arrive qu'à se calmer une fois dans le lit parental, alors c'est une bonne solution. Mais les parents doivent signaler que c'est une exception. "Tu peux venir, mais seulement parce que tu as fais un mauvais rêve". il ne faut pas laisser dormir l'enfant au milieu, entre les parents. A cet âge-là, ils aiment bien aller au lit parental pour séparer les parents, pour éviter qu'ils "s'aiment" (Complexe d'Oedipe).

Que préconisez-vous pour le parent qui n'est pas capable de correctement phraser pour affirmer l'autorité nécessaire pour structurer et donc cadrer un enfant, bref pour les milieux très populaires où l'enfant peut être à la fois très aimé mais également régulièrement fessé?
Fran
L'autorité parentale se construit. Bien sûr, il faut un peu de temps, mais on n'affirme en aucun cas son autorité parentale en donnant en fessée. En fait, la fessée est toujours un signe de l'échec de l'autorité parentale. Le parent n'a pas réussi à gérer la situation autrement qu'en frappant son enfant. L'enfant ressent cet échec et ne respecte pas le parent pour son comportement. C'est en posant des limites que l'on retrouve ou qu'on construit son autorité parentale.

Etre pour ou contre la fessée est à mon sens bien réducteur. Il y a une multitude de façon de donner une fessée, comme une multitude de messages qui peuvent l'accompagner. Qu'en pensez-vous?
HappySmiley
Le message de la fessée est toujours le même: Le parent n'arrive plus à gérer la situation et surtout son enfant. Il est débordé et le trop plein d'émotion mène à la fessée. Une fessée reste une fessée. Une fessée "douce", ou donner avec la main, le bâton etc. Par contre, ne pas donner la fessée et gérer son enfant par la parole est un signe  d'un parent responsable qui respecte son enfant. Le message de la fessée est toujours négatif.

Je suis passée devant le JAF (juge aux affaires familiales) avec mon futur-ex-mari qui a mis sur le tapis les fessées données à la maison surtout pour mon dernier vu que ses soeurs sont plus grandes et n'en reçoivent plus. La juge m'a accusé d'avoir la main légère et que c'était une réaction de violence logique quand on connaît mon histoire personnelle (j'ai été victime d'abus sexuels dans mon enfance, pas par mes propres parent). Evidemment, les fessées n'ont pas été donné
es exclusivement par moi mais étant donné mon histoire, j'ai déjà été jugée en quelques secondes par le JAF. Je précise qu'aucune trace de violence physique et/ou psychologique n'ont été détecté sur mes enfants et que j'ai pu parler de ces épisodes de fessées avec eux sans qu'ils soient choqués. La question est: suis-je une femme violente, au point de «taper» mes enfants et à ce qu'un juge puisse prendre une décision sur le sujet sans avoir vu les enfants?
Marguerite
Quand on a été battu ou abusé en tant qu'enfant, une fois adulte, même si on ne voudrait pas reproduire la violence subie sur ses propres enfants, il y a un risque certain de reproduire justement cette violence vécue. Surtout dans des situations où on se sent complètement débordé. Il est très important d'en parler avec un spécialiste, s'interroger pour éviter de frapper ses enfants. La question n'est pas «suis-je une femme violente» mais «comment faire pour ne pas reproduire la violence que j'ai vécue?»

Dans mon foyer, nous apprenons à nos enfants à respecter l'autre, par la parole et par les gestes. Par la parole, j'entends, notamment, en interdisant les gros mots et en n'insultant pas (à leur âge, presque trois ans et quatre ans passés, ils ne connaissent pas encore l'insulte mais ils savent dire des choses "méchantes" à escient). Pour ce qui concerne les gestes, nous leur interdisons de frapper autrui et de faire mal volontairement. C'est pourquoi nous sommes contre la fessée. Comment pourrais-je frapper mon enfant alors qu'une des bases de son éducation consiste à lui inculquer de ne pas frapper les autres? Jusqu'à maintenant, je n'ai pas dérogé à cette règle, même si parfois, ils ont le don de m'énerver. Si la discussion ne fonctionne pas, je les porte fermement dans leur chambre jusqu'à ce qu'ils se calment et demandent pardon. J'ai conscience que cette solution ne fonctionnera qu'un temps et qu'en grandissant, cela va se corser. Quelles alternatives voyez vous à la fessée?
Nilslof
Dans mon livre, je donne plusieurs solutions à ce dilemme. Mais en fait, la meilleure chose à faire pour éviter les punitions, c'est de renforcer le côté positif chez vos enfants. Dites-leur que vous êtes content quand ils font des progrès, quand ils rangent leur chambre, ont de bonnes notes etc. Souvent on juge un comportement positif comme "normal". Un enfant cherche toujours l'amour de ses parents. Montrez que vous voyez son effort dans la vie quotidienne. Ainsi vous renforcer le désir de plaire à ses parents chez l'enfant.

Que faire devant une enfant qui s'oppose tout le temps (elle répond - du haut de ses 4 ans - comme ses soeurs (adolescentes - 15 et 13)?
Lafanette

Un enfant cherche toujours ses limites. Il cherche le "NON" parental. Mais il cherche ce "NON" en parole, pas en punitions corporelles. Un enfant qui s'oppose a besoin de limites cohérentes et adaptées. Elle fonctionneront ainsi comme un cadre rassurant. Avec votre partenaire, essayer d'établir des limites pour votre fille. Un "NON" doit rester un "NON" t un "OUI" un vrai "OUI". Je donne des conseils sur les limites dans mes livres.

Pourquoi la fessée est-elle devenue «traumatisante» du jour au lendemain quand des générations entières en ont reçu sans problème?
Panchito
La fessée n'est pas devenue traumatisante du jour au lendemain. Elle l'a toujours été. Seulement, autrefois l'enfant n'avait pas de droits. Aujourd'hui nous considérons l'enfant en tant qu'individu, comme une personne. Ayant des droits. et son droit c'est une éducation sans violence. Ce n'est pas parce que nos parents et nos grands-parents ont donné et probablement reçu des fessées que l'ont devrait faire pareil sans s'interroger sur cette forme de châtiment.

Le terme de fessée est réducteur. Quel sens y donnez vous? Le geste physique? L'humiliation? Le rappel de la hiérarchie, du respect? Le réflexe éducatif animal?
feekepasser

La définition de la fessée:On donne des coups sur le derrière de l'enfant. C'est une punition corporelle et une forme de violence. La forme la plus humiliante est la fessée déculottée. Dans mon livre j'aborde la fessée en tant que punition de l'enfant.

Le chat est fini.

 

Mots-clés :

Aucun mot-clé.