200 salariés de Sanofi ont manifesté route d'Espagne jeudi midi.
200 salariés de Sanofi ont manifesté route d'Espagne jeudi midi.

julie rimbert

En Midi-Pyrénées, la rentrée sociale s'annonce brûlante. Après la discrète fermeture de l'usine Freescale cet été, laissant 535 salariés sur le carreau, de nombreuses entreprises annoncent des suppressions de postes. Selon la CGT de Haute-Garonne, plus de 2 650 emplois ont été supprimés ou sont directement menacés depuis le début de l'été. Thales, Fram, Motorola, Air France, les syndicats se disent « prêts à la bataille pour le maintien de l'emploi ».

Plans sociaux en pagaille
Jeudi, ce sont 200 salariés du groupe pharmaceutique Sanofi qui se sont rassemblés route d'Espagne contre la suppression de la branche recherche et développement, comptant 640 employés. « Nous sommes restés mobilisés tout l'été et nous ne lâcherons rien à la rentrée, assure Pascal Delmas, délégué CFDT. Nous ignorons tout du plan de la direction mais les justifications économiques n'ont aucun sens au vu des bénéfices du groupe. » Les salariés ont promis de continuer leur manifestation hebdomadaire et d'interpeller les élus.
Depuis le mois de juillet, la société Air France connaît elle aussi des turbulences sur le front de l'emploi. Après l'annonce du plan « Tranform 2 015 », qui doit inciter 220 salariés toulousains à partir volontairement, c'est l'inquiétude qui domine chez les représentants syndicaux. « On ne sait pas quels sites sur Toulouse vont être concernés par ces départs volontaires, déplore Eric Genest, secrétaire général CGT Air France à Toulouse. On craint surtout, à terme, des mutations forcées. Dès le 5 septembre, des actions sont prévues ». A l'union départementale de la CGT, ce contexte économique morose préoccupe. « Il faut que le gouvernement interdise aux sociétés qui font des bénéfices de licencier, assène le syndicat. Une assemblée générale est prévue le 3 septembre pour s'organiser contre cette casse de l'emploi ».

suppressions

En cette rentrée, les plans sociaux se multiplient. Le voyagiste Fram va supprimer 65 postes, Thales va transférer 130 salariés en cédant sa branche informatique à la société GFI et Motorola Mobility prévoit la suppression de 260 emplois.