Les ministres passent, le collectif départemental Sauvons l'école reste. Et cette alliance de parents, de syndicats enseignants et de lycéens nourrit de grandes inquiétudes pour la rentrée. Si elle reconnaît que le nouveau ministre Vincent Peillon « semble avoir une approche de l'école différente de celle de son prédecesseur », elle attend des changements concrets. Le collectif pense d'ores et déjà que les 13 professeurs des écoles accordés en renfort au département ne suffiront pas à absorber l'augmentation des effectifs. « Rien que sur la ville de Toulouse, il y a eu 800 inscriptions supplémentaires durant l'été », indique l'alliance, estimant qu'il va manquer plus de vingtaine d'enseignants. Le collectif demande aussi la création d'une quarantaine de postes supplémentaires en maternelle pour accueillir les 2-3 ans dont le taux de scolarisation a été divisé par quatre dans le département en trois ans. Enfin, dans le secondaire, Sauvons l'école craint une surcharge générale des classes.