Le Pass fonctionne au Muséum.
Le Pass fonctionne au Muséum.

Hélène Ménal

Mercredi matin, un Anglais assoiffé de culture s'est présenté à l'office de tourisme dans un but bien précis : visiter tous les musées de la Ville rose. Manque de chance, il s'est présenté quelques heures trop tôt pour profiter du nouveau Pass Tourisme*. « Il était vraiment le touriste idéal pour inaugurer la formule », souligne une hôtesse du Donjon. Cette carte plastifiée est vendue de 18 € pour un jour à 34 € pour trois jours. Elle sert de sésame, sans autre formalité, dans l'ensemble des musées municipaux, du Muséum au Cloître des Jacobins, et permet d'obtenir des réductions d'environ 10 % dans 24 autres lieux comme la Cité de l'Espace et le TNT.

Technologie « no touch »
Surtout, elle intègre les transports en commun que le visiteur peut emprunter en illimité. « Ce pass est là pour faciliter la circulation des touristes d'un site à l'autre », résume Sonia Ruiz, l'adjointe au maire en charge du Tourisme. L'élue se montre humble, Toulouse n'a pas inventé ce type de carte. Elle est la seule en revanche à y avoir intégré une technologie « sans contact ». Dans le tram ou le métro, le pass fonctionne exactement comme une carte Pastel. Et si pour l'instant dans les musées sa présentation donne droit à un bon vieux ticket en papier, des valideurs no touch sont prévus pour l'année prochaine. Une extension aux VélôToulouse est aussi à l'étude. « Et en 2013, le pass pourra être chargé sur les téléphones portables. Il suffira de présenter l'appareil devant une borne », promet Jean Micoud, le directeur adjoint de l'office de tourisme. L'objectif est d'écouler 5 000 pass d'ici à l'automne.

ambassadeurs

Une autre carte, baptisée So Toulouse, est réservée aux Toulousains. Elle leur permet un accès gratuit sur les sites quand ils sont accompagnés d'un visiteur payant. Une façon de les transformer en « prescripteurs ».