Près de soixante boutiques ouvriront, réparties entre la galerie marchande et la place nord.
Près de soixante boutiques ouvriront, réparties entre la galerie marchande et la place nord. - AAUPC

Béatrice colin

Borderouge, un quartier que les Toulousains ont parfois du mal à situer sur une carte. Desservi par la ligne B du métro, ce site de 140 hectares va prendre une autre dimension en 2014 avec l'ouverture d'un centre commercial. Composé d'une galerie marchande de 28 boutiques, il sera complété par la présence d'une trentaine de magasins en pied d'immeubles et de six restaurants sur la place Nord. Mais ce nouvel espace, dont la pose de la première pierre a eu lieu mardi, doit surtout apporter de l'animation là où il n'y en a pas. « Aujourd'hui, c'est un morceau de ville qui vit un peu en dortoir. Avec ce projet, additionné à l'arrivée d'un cinéma, d'un hôtel, de la salle des musiques actuelles et d'équipements publics, cela va changer », assure Marc Belin, président du groupe Belin promotion, qui gère l'espace commercial au sein de la Foncière Borderouge. Il s'est associé à Carrefour property, filiale du groupe de grande distribution, qui y implantera une surface alimentaire de 3 500 m2.

46 000 clients potentiels
Une ouverture attendue par les 4 000 habitants actuels. « C'est devenu plus urgent que de construire des logements. Tant qu'il n'y aura pas plus de commerces, il n'y aura pas de vie dans le quartier », assure Jean-Pierre Séran, président du comité de quartier de Borderouge. Aujourd'hui, comme ses voisins, « pour faire de simples courses on est obligé de prendre notre voiture alors qu'on nous demande d'utiliser des vélos et les transports en commun », déplore-t-il. D'autant que la création de 30 000 m2 de bureaux va drainer une nouvelle clientèle de 1 500 salariés. « Il y a un besoin dans le nord parce qu'il n'y a rien. Cet espace s'adressera aux résidants mais aussi aux 46 000 personnes qui vivent à moins de 5 minutes de là », souligne Nadia Nuffer, directrice de projet. Et pour les attirer dans ce centre de proximité, elle mise sur l'ouverture de commerces de bouche, mais aussi sur la présence de boutiques d'indépendants. Ce projet, d'un montant de 25 millions d'euros, devrait permettre de créer 200 à 250 emplois.