La façade sud est recouverte de panneaux photovoltaïques.
La façade sud est recouverte de panneaux photovoltaïques. - f . scheiber / 20 minutes

Julie Rimbert

Au premier regard, le bâtiment ressemble à un vaisseau spatial. Situé sur le campus de Rangueil, le nouvel immeuble Adream, propriété du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (Laas), l'un des plus grands labos de recherche du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), est un paradis pour les scientifiques qui travaillent sur la robotique et l'intelligence artificielle.

Des robots compagnons
Au rez-de-chaussée, une salle possède des cloisons interchangeables, bardée de capteurs sans fil et de caméras. Un appartement, avec une chambre et un salon, a été reconstitué pour créer un terrain de jeux pour robots, véritables compagnons du quotidien des chercheurs. Aide aux personnes âgées ou aux malades, les robots seront dans le futur des assistants de l'homme. « On leur apprend à prendre un objet, ce qui n'est pas si simple si le robot ne sait pas se localiser dans la pièce, explique Rachid Alami, chargé du pôle robotique au Laas. Il doit aussi comprendre l'homme et le prendre en compte dans ses déplacements. » L'autre application de ses robots compagnons de l'homme est l'assistance aux personnes victimes d'un malaise. Il détecte la chute et peut communiquer avec l'extérieur pour prévenir les secours.
A part l'hébergement de projets intelligents, l'immeuble Adream est lui-même un bâtiment objet de recherches, à énergie positive. L'éclairage est optimisé pour diminuer la facture. La façade sud est entièrement recouverte de panneaux photovoltaïques, tout comme un tiers de la toiture. Un réseau de capteurs internes mesure la température, l'humidité et la luminosité. A l'entrée du bâtiment, un écran indique, en temps réel, la consommation électrique du lieu par étage. « Le photovoltaïque fait aussi partie de nos recherches afin qu'il ne soit plus qu'une énergie alternative, souligne Michel Diaz, coordinateur du projet Adream. Une équipe travaille sur l'optimisation de chaîne de conversion d'énergie photovoltaïque ». Quarante panneaux interchangeables ont été installés pour tester de nouvelles technologies.