Olivier Michelon, le nouveau patron des Abattoirs.
Olivier Michelon, le nouveau patron des Abattoirs. - F. Scheiber / 20 minutes

Propos Recueillis par H. Ménal

Journaliste d'art, conservateur du patrimoine et enseignant à l'école du Louvre, Olivier Michelon fait son entrée aux Abattoirs. En tant que directeur général, il est chargé du Musée d'art moderne et d'art contemporain de Toulouse, qui rouvre samedi, et du Fonds régional d'art contemporain (Frac).

Quelle est votre mission ?
Il y a désormais une seule direction et un seul programme pour le musée et pour le Frac. De même, dans le bâtiment, il n'y a plus de séparation entre l'art moderne et l'art contemporain.
Qu'est-ce qui a changé en cinq mois

de travaux ?
Uniquement le sol, qui a été refait, et l'aménagement d'un espace pour la partie région. C'est un salon où il y aura une carte et des écrans pour connaître les autres lieux d'exposition et événements.

La « patte Michelon », ce sera quoi ?
Je suis plutôt heureux de notre fonds de plus de 3 000 œuvres, Elles explorent surtout l'espace mental, le rapport entre nature et culture aussi. Je vais rajouter d'autres interrogations, comme celle de la diffusion des images, ou celle du partage des récits.
Votre mission est aussi d'enrichir le fonds. N'est-elle pas compliquée par l'envolée du marché de l'art contemporain ?
Disons qu'il ne faut pas faire avec le marché. Un musée public n'est pas là pour concurrencer le marché privé. Il faut acheter ce qui nous semble important pour la collection et ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus cher. Sur le marché de l'art, la question du prix est présente mais elle peut être réglée si l'on regarde un peu à côté, si l'on travaille avec de jeunes artistes, reconnus mais qui ne rentrent pas forcément dans ce mécanisme-là. On fantasme beaucoup sur le marché de l'art à partir de cent personnes qui coûtent très cher.

exposition

La première exposition de cette nouvelle ère s'intitule « La Vie des formes ». Elle ouvre samedi. « C'est une célébration des œuvres au sein du bâtiment. Et l'on s'aperçoit que ce qui compte ce sont les œuvres, pas le bâtiment », explique le directeur.