Le corps du petit garçon a été découvert non loin de la berge du lac.
Le corps du petit garçon a été découvert non loin de la berge du lac.

Béatrice colin

Les circonstances de la noyade du petit Sankoumba, dimanche soir, dans le lac de la Reynerie, ne sont pas encore établies. Mais, selon le procureur de la République, les premiers éléments laissent à penser qu'il s'agit d'un accident. Et selon le témoignage des riverains de la place Abbal, ce ne serait pas le premier à avoir lieu dans ce lac situé en bordure des immeubles du Mirail. « Il n'y a aucune barrière et c'est dangereux, notamment pour les enfants qui s'amusent à courir derrière les pigeons et à les nourrir. Un accident peut vite arriver, ils peuvent glisser, on en a la preuve malheureusement », déplore Fatima, une mère de famille.

Barrières et sécurisation passive
En colère, plusieurs habitants réclament des mesures. « Nous pouvons tout envisager, même si les techniciens estiment que les barrières n'empêcheraient pas forcément les gamins de passer par-dessus. Malheureusement, il n'y a pas de vraie solution de sécurité passive, que ce soit ici, sur ce lac qui existe depuis 40 ans, en bord de Garonne ou à la Ramée », expliquait sur place l'adjoint à la sécurité, Jean-Pierre Havrin. Et d'ajouter : « dans un drame on cherche toujours des coupables et ça se comprend ».Lire aussi p. 6