Remous à gauche malgré la vague rose

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Publié le 19 juin 2012.

Législatives La droite Haut-Garonnaise n'a qu'un siège de député mais sort la tête de l'eau

Il est « un homme heureux ». Jean-Luc Moudenc, le président de l'UMP 31, est tout à sa joie depuis dimanche soir. Celle d'avoir gagné la 3e circonscription de Haute-Garonne, empêchant la gauche départementale de réussir le grand chelem comme en 2007. Celle aussi de « retrouver des fonctions et de ne pas être un simple commentateur ». Faisant d'une pierre deux coups, cette victoire permet à l'ancien maire de Toulouse de se débarrasser « de cette étiquette de perdant ». Et, en vue des municipales de 2014, cela compte. Même si François Hollande était arrivé en tête dans cette circonscription le 6 mai, elle était annoncée favorable à la droite en raison du rédecoupage électoral. Le candidat Moudenc était d'ailleurs attendu au tournant par ses propres alliés, prêts à le contester. Au lendemain du scrutin, « cela règle le problème de leadership », tranche l'intéressé avant d'ajouter : « nous avons deux ans devant nous pour nous rassembler et labourer le terrain… je considère être désigné depuis dimanche pour impulser ce travail de reconquête ».

Dissidence et rancœur
Et si du côté de la droite on joue l'union, à gauche pointe la division. La défaite de l'écologiste François Simon à 350 voix près fait naître quelques rancœurs. Investi par le PS, il a connu la dissidence du maire socialiste de Balma, Alain Fillola. Et malgré le désistement de ce dernier dans l'entre-deux-tours, le report de voix ne s'est pas opéré. « Le principe de réalité s'est appliqué sur notre circonscription. Comme nous le pressentions, François Simon n'a pas été en mesure de rassembler sur son nom les voix de gauche exprimées au premier tour », assène lundi Alain Fillola dans un communiqué. « Dans la dynamique nationale ça aurait pu passer. Là, la dissidence a été l'allié objectif de la droite », répond amer Antoine Maurice, président du groupe des élus EELV à la Communauté urbaine. « Avoir fait élire Jean-Luc Moudenc, ça le remet en selle et ça ressoude la droite quand, d'un autre côté, cela crée un malaise dans notre majorité », déplore l'élu écologiste.
Lire aussi p. 8 et 10

Béatrice colin
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