Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 14 juin 2012.

Défense Guerre civile dans un pays imaginaire, mais vraie répétition pour les paras de la région

Base aérienne de Francazal, ce mardi, 6 heures du matin. Une soixantaine de militaires de la 11e brigade parachutiste se préparent à embarquer. Leur mission : sauter sur l'aérodrome des Pujols à Pamiers pour prendre possession des lieux. Il ne s'agit pas d'un tournage pour un film de guerre, mais d'un véritable exercice militaire mobilisant jusqu'à vendredi, dans le sud-ouest, 900 parachutistes et même le porte-avions Charles-De- Gaulle. Une occasion pour la Marine et l'Armée de Terre de s'entraîner à travailler ensemble. S'il n'est pas question de faire du cinéma, l'opération, baptisée « Mojito », a tout de même son scénario : nous sommes au Liboustan, pays où la guerre civile fait rage. L'aérodrome des Pujols est occupé par des rebelles. La situation nécessite l'intervention d'une force de coalition pour évacuer les expatriés.

La Syrie en ligne de mire ?
L'arrivée de la première vague de parachutistes à Pamiers ne se passe pas comme prévu puisque la violence du vent provoque quelques blessures légères. « Au cours d'une véritable opération nous aurions continué de larguer des hommes, mais ce n'est qu'un exercice et nous ne pouvons pas prendre des risques, nous allons donc changer de plan », explique le lieutenant Onésime Volkoff. A midi, un premier Transall se pose en silence sur les Pujols. Visages camouflés, des groupes successifs s'infiltrent dans l'aérodrome. Les « rebelles » ont déjà quitté les lieux et la force de coalition sécurise la zone, se faufilant sur les bas-côtés sous les regards d'automobilistes médusés ! Prochaine étape, rassembler les expatriés des environs pour les évacuer. « C'est le cœur de notre mission. Cet exercice est un retour aux sources après avoir passé des mois en Afghanistan où tout est très différent », poursuit le lieutenant Volkoff. Une façon pour la 11e brigade parachutiste d'être toujours prête. « Si on nous appelle demain, nous sommes capables d'intervenir très rapidement », assure le général Patrice Paulet, arrivé tout droit de l'état-major à Toulouse. Dehors, un jeune parachutiste prépare ses pâtes sur réchaud de poche. « Nous pourrions effectuer ce genre d'opération en Syrie si nous devions intervenir », confie-t-il.

Texte : Maylis Jean-PréauPhotos : Frédéric Scheiber
Brigade

La 11e brigade parachutiste est née à Toulouse en 1971, elle était alors une division. Si son état-major est à Balma, ses huit régiments sont présents dans toute la région : Pamiers, Tarbes, Castres, Toulouse, Montauban… Les 8 500 parachutistes sont capables d'intervenir en urgence pour répondre à toutes les situations de crise. En alerte 365 jours par an, la 11e est particulièrement réactive et a déjà participé à de nombreuses opérations, notamment au Tchad et au Liban mais aussi pendant la Guerre du Golfe et dernièrement en Afghanistan.

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