L'UMP J-Luc Moudenc (en h.) et F. Simon (EELV-PS) s'affronteront dimanche.
L'UMP J-Luc Moudenc (en h.) et F. Simon (EELV-PS) s'affronteront dimanche. - F. Scheiber/20 minutes

B. Colin et H. Ménal

S'il y a une circonscription qui doit échapper à la vague rose, ce sera celle-là. Et Jean-Luc Moudenc, le seul candidat de droite à être sorti en tête, dimanche, avec 35,14 % des voix, ne manquera de marteler cet argument de campagne. « ça va être serré mais c'est jouable », estime l'ex-maire de Toulouse, bien aidé au premier tour par la lutte fratricide que se sont livrés François Simon, l'écologiste investi par le PS, et Alain Fillola, le maire de Balma, socialiste dissident. Le bras de fer interne est allé jusqu'au bout du suspense.

Simon, rescapé de la primaire
Dans cette primaire à gauche, les deux rivaux n'ont été départagés que par 400 voix. Le rescapé est le candidat officiel François Simon, avec 22,24 % des suffrages. Il doit maintenant jouer la carte du rassemblement. C'est en tout cas ce que lui demande son adversaire d'hier. Lundi matin, Alain Fillola s'est désisté, sans polémiquer, en faveur de l'écologiste. « Par fidélité à François Hollande, je ne créerai pas les conditions de la division en maintenant ma candidature », a indiqué l'élu de Balma. Assistera-t-il pour autant ce mardi soir au meeting de François Simon ? En tout cas, Pierre Cohen, l'un de ses soutiens, y sera. Avec l'artillerie lourde : Cécile Duflot et Manuel Valls. De quoi gonfler à bloc le candidat, qui estime déjà être en ballottage favorable. « En associant les voix de tous ses candidats, explique François Simon, la droite n'arrive même pas à 40 %, alors que les voix de gauche réunies font plus de 52 % ».
Jean-Luc Moudenc ne conteste pas ce total. Mais il remarque que c'est déjà le score qu'a François Hollande le 6 mai sur cette circonscription. Une façon de dire que la gauche, selon lui, ne pourra pas faire plus. Et qu'elle pourrait avoir laissé des plumes dans sa bagarre interne. « Je suis un démocrate social. Les électeurs qui ont voté pour Alain Fillola ont voté la social-démocratie. L'homme qui est le mieux à même de rassembler, c'est moi », poursuit le candidat de l'UMP, qui drague au centre gauche comme au centre-droit, en surfant sur l'image très à gauche de François Simon.Lire aussi p. 6 et 7