La construction de cette maison, en partie enterrée, a coûté 150 000 €.
La construction de cette maison, en partie enterrée, a coûté 150 000 €. - f. Scheiber/20 minutes

julie rimbert

Une maison lumineuse, pourtant en partie enterrée. Olivier Reynaud, professeur d'histoire-géographie, vit dans un quartier résidentiel de Villeneuve-Tolosane, dans une maison loin d'être conventionnelle. Son domicile, à l'allure d'une taupinière, est construit à partir de containers recouverts de terre, adossés à une serre. Un concept original basé sur la récupération de matériaux et la consommation énergétique économe.

Toit végétalisé
« L'avantage d'une telle maison, c'est qu'on est à l'extérieur, tout en étant chez soi, explique le propriétaire. Sous le monticule de 150 tonnes de terre, vous trouvez trois containers maritimes, ponctués d'ouverture en forme de meurtrières. Elle est parfaitement isolée, étanche et classée bâtiment basse consommation. » Au sud, la serre, en ossature bois et polycarbonate transparent, laisse entrer largement la lumière au sein de l'habitation. « Le soleil est évidemment un apport énergétique, souligne Olivier Reynaud. Le toit peut être ouvert et une ventilation mécanique permet d'évacuer l'air chaud. » Le chauffage est quant à lui assuré par un poêle à bois, aidé par l'apport solaire et un chauffe-eau, lui aussi solaire. Antoine, 12 ans, adore sa maison, qui est loin de ressembler à celle de ses copains. « Je peux monter sur le toit, entièrement recouvert d'herbe, ce qui n'est pas possible dans une habitation traditionnelle ». Hors terrain, la construction troglodyte d'une surface de 91 m2 a coûté 150 000 €. L'architecte de cette drôle de maison avait en fait ce projet fou depuis longtemps dans ses cartons. Il fallait juste trouver le client intéressé par une telle structure. « C'est vraiment l'aspect bioclimatique qui l'a motivé et les économies d'énergies, confie Nicolas Eydoux. Et quand les containers, fournis par l'entreprise VMO 31 de Saint-Jory sont arrivés, les passants étaient de plus en plus nombreux à s'arrêter, intrigués par le concept. Si cela peut inciter les gens à faire plus attention aux préoccupations environnementales, c'est positif. »

visites les 15 et 22 juin

A l'occasion des journées Architecture à vivre, cette étrange maison enterrée peut être visitée le 15 juin de 17 h à 20 h, le 16 juin de 10 h à 13 h et le 22 juin de 17 h à 20 h. Il faut prendre rendez-vous avec l'architecte. Il y a d'autres maisons à visiter à Lauzerville ou Bonrepos. Informations et inscriptions le site sur www.journeesavivre.fr