Ils ne veulent pas manquer de reprise

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Publié le 6 juin 2012.

Freescale A quatre-vingts jours de la fermeture de l'usine, des salariés ne se résignent pas

Le temps presse et, pour eux, pas question de rater le coche. Alors que l'arrêt de l'unité de fabrication de Freescale est prévu pour le 10 août, l'intersyndicale CGT-CFTC-Sud (minoritaire) plaide pour un moratoire sur cette fermeture. Mardi, quelque 70 salariés du fabricant de semi-conducteurs ont participé à une manifestation organisée par la CGT « pour la défense de l'emploi industriel en Midi-Pyrénées ». Les Freescale présents dans la délégation reçue en préfecture ont obtenu « un engagement pour un rendez-vous très rapidement avec les ministères concernés », dont Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. Si ces salariés demandent un délai, c'est parce qu'ils sont persuadés qu'il existe une solution « sérieuse de reprise » du site. Leurs espoirs reposent sur le « dossier Elfet/Topofet ».

Dopés au gallium
Ce projet technologique, porté par un ancien dirigeant de Freescale, vise à doper les performances des semi-conducteurs à base de silicium, en utilisant du nitrure de Gallium. « Il pourrait sauver 235 emplois [sur 821 supprimés], explique Didier Zerbib, de la CGT Freescale. Des experts ont été mandatés. Ils reconnaissent la fiabilité du projet, à condition que les fabricants automobiles se disent intéressés. » Pour permettre à cette piste d'aboutir, les « irréductibles » ont même écrit à François Hollande. « Car, disent-ils, si l'unité ferme et qu'on arrête les machines, c'est mort. »
Mais leur optimisme n'est pas du tout partagé par la direction. « Je n'ai pas connaissance d'un projet de reprise actuellement. Il n'y a pas de contact, ni formel, ni informel avec qui que ce soit », affirme Denis Blanc, le directeur du site toulousain. Il admet que la piste Elfet/Topofet a été « évoquée », mais ajoute immédiatement qu'il « n'y a pas de discussion en cours ». Alors résurrection inespérée ou enterrement de première classe ? Plus de 400 salariés n'ont pas encore choisi de quitter l'entreprise. Ils travaillent toujours, avec des centaines d'intérimaires, pour constituer des stocks. Si rien ne bouge d'ici au mois d'août, ils partiront en congé-reclassement.

Hélène Ménal
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