Sur cette circonscription François Hollande a rassemblé 52,66 % des suffrages.
Sur cette circonscription François Hollande a rassemblé 52,66 % des suffrages.

H. Ménal et B. Colin

L'adversaire n'est pas toujours là où l'on croit. A gauche comme à droite, les candidats de la 3e circonscription, où François Hollande a recueilli 52,66 % des voix, luttent d'abord dans leur propre camp.

Redécoupage pro-UMP
La guerre la plus fratricide se livre dans les rangs socialistes. Le candidat investi par le PS, l'écologiste François Simon (EELV), doit batailler contre un baron local : Alain Fillola, le maire de Balma, qui vient de payer sa dissidence par une exclusion du PS. Il se considère comme « le seul candidat socialiste » et surtout le seul en mesure de remporter cette circonscription spécialement redécoupée pour l'UMP. Le conseiller général met surtout en doute l'éventuelle fidélité à la majorité présidentielle de François Simon. « C'est de l'intox, riposte ce dernier. J'ai une position claire, nous avons un accord parlementaire et programmatique que bien évidemment je vais respecter. Le plus respectueux des deux, c'est moi ! » François Simon a le soutien ouvert de la fédération du PS mais Alain Fillola peut compter sur celui du Parti radical de gauche (PRG), des militants de son canton, et, en coulisse, sur l'appui du Capitole. Cette division fait les affaires de Jean-Luc Moudenc, le candidat UMP. « Quel que soit le résultat de leur primaire, il en restera des traces », prédit l'ex-maire de Toulouse. Mais il ne s'attarde pas trop, car, même sans dissidence affichée, lui aussi est occupé à ferrailler avec les siens. Et il a beau « faire campagne sur une thématique parlementaire uniquement », le président de l'UMP 31 sait que son leadership est contesté dans l'optique des municipales de 2014. « Pour lui, la victoire est obligatoire, car nous serons là pour lui rappeler que la circonscription était taillée pour la droite », prévient Laurence Massat, jeune candidate du Parti radical valoisien de Jean-Louis Borloo, qui plaide pour l'arrivée de « nouvelles têtes ».
Les dernières banderilles seront plantées mardi soir, à 23 h, lors d'un débat sur France 3.