Le pigeonnier de la Reynerie reprendra du service en septembre prochain.
Le pigeonnier de la Reynerie reprendra du service en septembre prochain.

Béatrice colin

Leurs fientes sont un fléau en ville et ils sont souvent porteurs de maladie. Pour réguler la population colombine, la mairie va lancer une expérimentation au sein du pigeonnier de la Reynerie, qui n'est plus utilisé depuis des années. « Nous allons capturer et installer une centaine de couples. Ils vont y faire leur nid, se fixer, puis une première couvée qu'ils garderont. Les autres seront ensuite stérilisées par un secouage des œufs ou leur remplacement par des placebos », avance Jean-Michel Fabre, adjoint au maire en charge de la politique animale. Quand on sait que les volatiles font trois couvées par an et qu'ils vivent en moyenne 6 à 8 ans en ville, cela peut être une des solutions pour éviter leur multiplication. Après la rénovation du pigeonnier et sa mise en service en septembre, des membres du service d'hygiène et de santé viendront effectuer le geste stérilisateur deux fois par semaine, et seront relayés l'an prochain par la régie de quartier. Ils recevront aussi l'appui des étudiants de l'école vétérinaire avec qui la ville vient de signer une convention. Ces derniers effectueront un suivi sanitaire de cette population colombine.

300 plaintes par an
Chaque année, le service d'hygiène capture entre 15 000 et 20 000 spécimens, dont 10 % sont stérilisés et bagués avant d'être relâchés. Depuis 2004, et la mise en place de cages sur les lieux de fortes concentrations, leur nombre a réduit de plus de moitié. Mais, le service reçoit toujours près de 300 plaintes par an, dont plusieurs récemment à Borderouge où la forme des tuiles leur offre un refuge. Alors si l'expérience de la Reynerie s'avère concluante, la ville prévoit de l'étendre à 6 ou 7 de ses 9 pigeonniers historiques, voire d'installer des structures plus réduites et mobiles là où c'est nécessaire.