L'usine à béton en cours de construction à proximité du collège.
L'usine à béton en cours de construction à proximité du collège. - F. Scheiber/20 Minutes

La polémique s'amplifie à Labarthe-sur-Lèze. Les parents d'élèves FCPE de la ville viennent d'interpeller la préfecture, le conseil général et le rectorat au sujet de l'implantation d'une usine à béton à proximité du futur collège. « Nous avons des craintes concernant la qualité de l'air à cause des poussières minérales très nocives, mais aussi au sujet des nuisances sonores que subiront les 600 élèves arrivant au collège en septembre prochain. Sans parler de la sécurité routière avec tous ces camions », regrette Pascal Michel, président des parents d'élèves FCPE.

Pas de consultation
Il n'est pas le seul à s'inquiéter. Les riverains, déjà soumis aux nuisances de la zone d'activité industrielle, artisanale et commerciale toute proche, sont en colère. « Le 26 mars, j'ai découvert les premiers ouvrages de terrassement de l'usine à béton, personne n'était au courant, aucun panneau d'affichage n'avait été installé avant le premier jour des travaux. Nous n'avons même pas été consultés par la mairie alors que l'usine est située à 35 mètres des premières maisons », s'insurge une voisine, Chistine Sauvage. Toute cette mobilisation surprend le maire de Labarthe-sur-Lèze, Bernard Berail : « Je comprends les craintes des riverains pour la qualité de leur environnement. Mais je n'aurais jamais imaginé un tel scandale ! Les gens savaient qu'il s'agissait d'une zone d'activité et que des usines allaient s'installer. Je n'avais aucune raison de ne pas donner ce permis de construire. » Le maire assure qu'il n'y aura pas d'effets nocifs sur les collégiens et dénonce même une cabale politique. Mais les parents d'élèves comme les riverains ne sont pas prêts de céder. Une pétition lancée par l'association Labarthe Air Pur rassemble déjà 350 signataires et une manifestation est prévue samedi prochain sur le rond-point où les bus et les camions sont censés se côtoyer.

Décision de justice

Stoppés pendant deux mois à cause du non-respect du délai d'affichage, les travaux de l'usine reprendront le 27 mai. A moins que les opposants n'obtiennent gain de cause d'ici là. Ils vont déposer un recours devant le tribunal administratif.

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