Ces manuscrits rares sont accessibles au public dans le cadre du festival.
Ces manuscrits rares sont accessibles au public dans le cadre du festival. - f . scheiber / 20 minutes

maylis jean-préau

Dans le cadre du festival Made in Asia, la bibliothèque municipale Etude et Patrimoine de Toulouse dévoile au public, sur réservation, quelques-uns de ses trésors méconnus. Demain et le 3 février, Patrick Hernebring, responsable du fond musical ancien, ouvre les pages de documents rares parlant de la Chine et gardés précieusement dans les collections.

La baroque rencontre la Chine
Dans ces vieux ouvrages datant du XVIIe et XVIIIe siècle, on peut ainsi découvrir comment, à cette époque, les missionnaires jésuites importèrent la musique occidentale dans la Cité interdite. L'objectif n'est pas seulement de montrer des livres peu accessibles au public, mais surtout d'expliquer leur contenu. « Il y a eu de nombreux échanges entre la musique baroque et celle de Chine. Pour donner des concerts à la cour de l'Empereur, les musiciens occidentaux faisaient avec les moyens du bord : ils incorporaient des sons et des instruments chinois. Nous avons la chance d'en avoir ici des descriptions, des partitions », explique Patrick Hernebring. Une musique originale qui va bientôt sortir des réserves de la bibliothèque pour être à nouveau jouée, trois siècles après son invention. Un concert mêlant sonorités baroques et musique ancienne de la Chine méridionale est ainsi prévu, le 8 février, au théâtre du Capitole.