Ils refusent que leurs enfants soient serrés comme des sardines. Selon la Fédération départementale des conseils de parents d'élèves (FCPE), plus de 20 écoles sont actuellement mobilisées contre des fermetures de classes.
Dernière réunion ce matin
Hier matin, une trentaine de parents d'élèves de l'école élémentaire Anatole-France ont bloqué l'établissement pour dénoncer la disparition d'une classe. Banderoles accrochées sur la grille d'entrée et tracts à la main, tous les moyens sont bons pour faire entendre leur colère. « Cette décision a été entérinée après des prévisions en février, puis à un effectif déficitaire en juin, explique Denis Carbonne, un père de famille. A ce jour, on compte pourtant 211 élèves inscrits pour un seuil de 208 nécessaires au maintien de cette classe ». Avec plus de 27 enfants par enseignant, ces parents estiment que leurs progénitures reçoivent « un enseignement public dégradé ». Leur pétition a déjà récolté près de 350 signatures. Même vent de fronde à l'école élémentaire Marengo Périole, où une classe est menacée. « Nous comptons 183 élèves alors que le seuil est de 182, peste Ingrid Chery, une maman qui a bloqué l'établissement hier matin avec une cinquantaine de personnes. A un écolier près, nous avons bon espoir d'être entendus ». Michel-Jean Floc'h, l'inspecteur d'académie, plaide l'apaisement en précisant « qu'aucune décision n'a encore été prise. Les propositions seront débattues [ce matin], avec un souci d'équité sur le département ».
La FCPE et les écoles mobilisées contre les fermetures de classes appellent à une manifestation ce matin, à 8 h 30 devant la préfecture, pendant la tenue du conseil départemental de l'Education nationale. Cette instance qui réunit l'ensemble de la communauté scolaire sous la présidence du préfet adoptera la carte scolaire définitive.