Avec un coût estimé de 230 millions d'euros, en comptant l'accès en tram et le réseau routier, il constitue le plus gros investissement public en cours dans l'agglomération. Le nouveau Parc des expositions, dont le visage a été dévoilé hier, sera l'œuvre d'une agence de renommée internationale : l'Office for Metropolitan Architecture (OMA) qui compte dans ses rangs le célèbre urbaniste hollandais Rem Koolhaas. Cet équipement « nouvelle génération » ouvrira ses portes fin 2015. Soutenu par la Région et le Département, il doit permettre à Toulouse d'honorer son rang de quatrième ville de France. « Il n'existe aucune possibilité d'extension sur l'Île du Ramier qui est en zone inondable et la ville est physiquement empêchée d'accueillir de grands événements », explique Pierre Cohen, le président du Grand Toulouse. L'énorme paquebot blanc aux lignes sobres offrira à terme 100 000 m2 de surface d'exposition. Mais dans un format « compact ».
Un grand parking aérien
« Nous n'avons pas voulu tomber dans le piège de créer un morceau de ville. Ce projet consomme peu de terrain, deux fois moins qu'un parc des expositions classique », précise Clément Blanchet, l'un des architectes. Du coup, la superstructure se présente sous la forme d'une bande de 660 mètres de long, traversée par une rue couverte. Quant au grand parking, il est intégré à la partie haute bâtiment, avec des rampes d'accès visibles depuis l'intérieur.
Le projet suscite l'hostilité des élus écologistes. « Cet investissement est tout sauf prioritaire. On nous parlait au départ de 160 millions. Avec le démontage de l'actuel Parc des expositions, il en coûtera 300. Mieux vaudrait mettre l'argent ailleurs, dans les transports par exemple », réagit l'adjoint au maire Régis Godec (EEVL).