Le personnel a désavoué ses syndicats.
Le personnel a désavoué ses syndicats.

D'un côté la CGT et la CFDT, les deux syndicats majoritaires qui représentent 60 % des 2 500 salariés régionaux de l'équipementier Continental Automotives. Deux syndicats qui ont brandi leur droit d'opposition pour faire capoter la semaine dernière le référendum organisé mi-septembre par la direction et qui avait vu 52 % des salariés accepter les sacrifices salariaux contre l'engagement de la direction à maintenir l'emploi sur les sites jusqu'en 2015.
De l'autre côté, un groupe de salariés, se définissant comme « indépendants, apolitiques et non syndiqués », qui a demandé hier lors du comité d'entreprise de l'équipementier la tenue de nouvelles élections professionnelles. Et la réouverture du dialogue social entre les syndicats majoritaires et la direction. « Si ces négociations sont rendues impossibles , nous demandons alors à tous les élus de démissionner en bloc », écrivent -ils tout en affirmant être soutenu par 1 120 salariés signataires d'une pétition. « Ces indépendants ont fait voter des intérimaires et sous-traitants » , s'emporte Olivier Grimoux de la CGT, pendant que Sami Hamida, de la CFDT, affirme clairement « qu'ils ne démissionneront pas ». De son côté, la direction assure « comprendre les salariés indépendants », tout en rappelant que « si la CGT et la CFDT ne reviennent pas sur leur décision, le plan restera définitivement gelé ».