Le collectif Francazal dénonce le manque de concertation de l'Etat avec les riverains.
Le collectif Francazal dénonce le manque de concertation de l'Etat avec les riverains.

julie rimbert

Ancienne base militaire aérienne cherche exploitant provisoire pour un an. C'est en substance l'annonce faite hier par le préfet de la Haute-Garonne, à l'issue du Comité de pilotage (Copil) sur le devenir du site de Francazal. « Après avoir opté en avril pour une reconversion aéronautique dédiée à l'aviation d'affaire et au soutien industriel, nous avons lancé un appel d'offres le 9 septembre pour trouver un opérateur afin d'exploiter le site durant l'année 2011, explique Dominique Bur, le préfet. Les procédures en vue d'une ouverture à l'exploitation civile au 1er janvier 2011 sont en bonne voie puisque des candidats se sont déjà manifestés ».

1,9 million d'euros de travaux
Les entreprises prêtes à s'installer provisoirement sur l'ancienne base aérienne devraient être connues le 10 novembre. L'Etat a également annoncé des travaux de modernisation des réseaux de distribution sur l'ex-site militaire, d'un coût de 1,9 million d'euros. Une cellule d'accueil des entreprises a aussi été mise en place en août avec le concours de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse pour présélectionner les projets des entreprises postulant pour l'activité de la plate-forme aéroportuaire de Francazal.
Des annonces critiquées par les riverains de la base aérienne qui considèrent que l'Etat a monté ce dossier sans aucune concertation. Pour Bernard Gineste, président du collectif Francazal qui réclame la fermeture définitive de la piste, « le préfet affirme qu'aucun choix n'est définitivement validé mais l'appel d'offres émis en septembre démontre que le projet est déjà dans sa phase d'exécution. Nous dénonçons le mépris du Copil envers les habitants de la zone concernée et l'attitude de nos élus qui n'ont rien fait pour empêcher l'option aéronautique ».