Un an après la fermeture de leur usine, les Molex restent mobilisés et déterminés. Leur avocat déposera demain 187 dossiers devant le conseil des prud'hommes pour contester leur licenciement économique. Si les anciens salariés de Villemur-sur-Tarn sont officiellement au chômage depuis juillet, ils demandent des comptes à la direction de Molex. « Les employés jugent illégitime leur licenciement pour motif économique car il a été prouvé lors du procès de deux dirigeants que la fermeture avait été décidée dès 2007, rappelle Jean-Marc Denjean, avocat du comité d'entreprise (CE). Il faut que ces licenciements soient reconnus comme frauduleux ».
200 salariés encore sur le carreau
L'avocat des salariés demandera deux à cinq ans de salaire pour les dommages et intérêts, selon l'ancienneté des employés. Il a aussi engagé un recours devant le tribunal administratif pour contester le licenciement en avril des 23 salariés protégés, malgré l'avis défavorable de l'inspection du travail.
Selon Denis Parise, ex-secrétaire CGT du CE, 43 anciens Molex ont été recrutés par Villemur-Industrie, la société qui a repris le site. « 40 salariés ont retrouvé du travail ailleurs mais les 200 autres personnes inscrites à la cellule de reclassement restent toujours sur le carreau, déplore-t-il. Avec cette procédure aux prud'hommes, nous montrons que si l'on n'a pas pu empêcher ces licenciements abusifs, on arrachera au moins des dommages et intérêts ».
Pour aider les personnes licenciées, l'association Solidarité des Molex organise samedi soir un grand concert de soutien à partir de 18 h 30 au parc de Bernadou, à Villemur-sur-Tarn. Des salariés de Freescale et un représentant syndical américain de Molex seront présents.