Ce parpaing dans la mare n’est pas passé inaperçu. A Aucamville, bourgade de 8.000 âmes collée à Toulouse, la mairie a décidé de faire la chasse aux murs non crépis.

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« Nos rues sont étroites et ces façades ou murs d’enceinte font carrément verrues, c’est une rupture dans notre cadre de vie », souligne Roseline Armengaud, l’adjointe à l’Urbanisme. Elle n’est pas la seule à trouver que ces murs gris et tristes gâchent du paysage. Le problème a été signalé par les habitants lors des fameuses réunions de « démocratie citoyenne ».

74 habitations en infraction

La mairie a donc décidé de se saisir du dossier et de sensibiliser ses administrés. Début novembre, les policiers municipaux ont été chargés de recenser tous les murs non crépis de la commune. Bilan des opérations : 74 habitations étaient en infraction avec le Code de l’Urbanisme. Quatre propriétaires ont régularisé fissa, les autres vont sous peu recevoir un courrier. Et cette lettre leur rappellera que l’infraction est punie de 1.200 à 300.000 euros d’amende.

Mais on n’en est pas là. « Moins on aura de PV à dresser mieux ce sera, indique Roseline Armengaud, qui sait aussi que parfois le blocage peut être financier. Nous voulons privilégier la médiation. Il suffit de venir nous voir et nous déciderons d’un délai ».

L’élue en profite pour rappeler que « toute modification de l’apparence d’une habitation suppose une déclaration préalable en mairie ». En théorie, les propriétaires ont trois ans pour crépir et un an délai à compter du démarrage des travaux. Pas plus.