Toulouse: Les parkings de l'hôpital deviennent payants, et ça tousse

SOCIETE Les parkings de l’hôpital Purpan, à Toulouse, sont devenus payants ce lundi…

Beatrice Colin

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Lors de la manifestation du 6 novembre 2017 contre le passage au stationnement payant sur les parkings du CHU Purpan, à Toulouse.

Lors de la manifestation du 6 novembre 2017 contre le passage au stationnement payant sur les parkings du CHU Purpan, à Toulouse. — B. Colin / 20 Minutes

  • Les parkings sont devenus payants ce lundi pour les usagers de l’hôpital Purpan. Les patients devront s’acquitter d’1,80 euro quelle que soit la durée de leur séjour.
  • La direction du CHU a mis fin à la gratuité pour éviter le stationnement sauvage et les voitures ventouses.
  • Une pétition circule contre le passage au stationnement payant et a déjà réuni plus de 2.500 signatures.

« Tout ça, c’est encore pour faire de l’argent », lance à la volée un couple qui se dirige vers l’hôpital des enfants du CHU de Toulouse. Devant la caisse, une dame essaie à plusieurs reprises de valider son ticket grâce au numéro de patient de sa fille.

En vain, après plusieurs tentatives, elle finit par s’acquitter du montant de 3,20 euros qui s’affiche, lassée d’avoir bataillé et pressée de rentrer chez elle après une matinée épuisante.

Voitures ventouses

Ce lundi, les parkings de l’hôpital Purpan sont devenus payants, comme la plupart de ceux des grands hôpitaux français. Une mesure décidée il y a plusieurs mois par la direction pour mettre fin « au stationnement sauvage et voitures ventouses » dans le cadre d’une réorganisation totale, où désormais les parkings salariés et usagers sont séparés.

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Mais qui est encore loin de faire l’unanimité. Pierre, un père de famille venu d’Ariège avec son enfant, est plutôt content de « ne plus tourner une heure » et préfère payer. Des témoignages que la direction relaie depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux.

Mais, même si elle est contente d’avoir trouvé plus facilement une place juste à côté de l’entrée de l’hôpital pour enfants, cette maman ne cache pas son mécontentement. « Je viens de Caen et il y a la même problématique pour se garer. Sauf que là-bas, c’est gratuit. Je ne vais pas payer à chaque fois que je viens voir mon fils, parfois deux fois par jour », s’énerve-t-elle.

Plus de 2.500 signatures contre

Selon les mesures prises par la direction de l’hôpital, elle a droit à un forfait particulier, tout comme les patients qui doivent s’acquitter de 1,80 euro par séjour grâce à leur numéro. « Oui mais ce numéro de patient n’est valable qu’une seule fois », critique une représentante de la CGT du CHU, venue manifester lundi midi contre la fin de la gratuité aux côtés de Solidaires et d’usagers.

« Par principe, un hôpital public n’a pas à faire payer les usagers », poursuit Françoise, une technicienne de laboratoire venue apporter son soutien à la mobilisation lancée par Act Up Sud Ouest. L’association militante a déjà réuni plus 2.500 signatures sur une pétition contre la mesure.

« Normalement avec le macaron GIC (grand invalide civil) on peut stationner partout gratuitement quelle que soit la durée, là l’hôpital s’arrange avec la loi. On nous explique que des personnes extérieures viennent se garer ici, alors on punit tous les malades et les personnes qui viennent les voir, c’est inacceptable », tance Anne Marie Nunes, militante d’Act Up qui vient régulièrement en consultation.