Toulouse: Bientôt vous ne pourrez plus (du tout) gruger les horodateurs

SOCIETE D’ici fin 2018, des voitures équipées de caméras sillonneront Toulouse et sanctionneront systématiquement ceux qui dépassent ou dédaignent les parcmètres. Explications…

Helene Menal

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Les voitures "Lapi" détecteront immédiatement les fraudeurs

Les voitures "Lapi" détecteront immédiatement les fraudeurs — Frédéric Scheiber/20MINUTES

Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule. C’est désormais officiel, à partir du 1er janvier 2018, l’amende de base pour ceux qui s’affranchissent des horodateurs passera de 17 à 30 euros à Toulouse.

Mais ce n’est pas tout. Il va aussi devenir de plus en plus difficile de passer entre les mailles du filet. La mairie a en effet décidé de se doter du système « Lapi » pour « Lecture automatisée des plaques d’immatriculation », déjà utilisé par la police pour dénicher les véhicules volés.

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Fini les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) que l’on repère au bout de la rue avec leur blouson et leur zapette. Place aux voitures Lapi, bardées de caméras et capables instantanément de savoir si vous avez payé (et donc rentré votre plaque sur le clavier du parcmètre) ou pas.

Les 12.000 places vérifiées tous les jo urs

« La décision politique de principe est prise (…). Le métier des ASVP va en être profondément transformé », indique Olivier Arsac, l’adjoint en charge de la Sécurité. L’élu estime par ailleurs que « cette technologie est source de justice car, dès lors qu’il y a fraude, il y a injustice vis-à-vis de ceux qui payent ».​

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​La mairie a déjà effectué des tests. Il lui reste à arbitrer sur le matériel. Mais, c’est sûr, le système entrera en service dans le courant du « deuxième semestre 2018 ». Les ASVP, une cinquantaine à terme contre 42 actuellement, n’useront plus leurs semelles. Ils sillonneront en voiture les rues de la Ville rose.

Selon Olivier Arsac, ils seront capables de contrôler au moins une fois par jour l’intégralité des quelque 12.000 places de stationnement payant. Alors qu’à pied, ils n’en passent au crible que « moins de la moitié ». On n’arrête pas le progrès.