Ariège: Des perquisitions chez des éleveurs, après l'appel à la réouverture de la chasse à l'ours

SOCIETE Les opposants au plantigrade dénoncent l'intimidation policière et judiciaire suite à des perquisitions le week-end dernier chez deux de ses membres...

J.R.

— 

Un ours brun. lllustration.

Un ours brun. lllustration. — Whitewolf / Sipa

Après l’appel mi-septembre d’un commando d’Ariégeois encagoulés et armés appelant à la réouverture de la chasse à l’ours et l'ouverture d'une enquête après l'agression d'agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage fin août par des opposants à l'ours, l’enquête de gendarmerie a avancé le week-end dernier avec la perquisition chez deux éleveurs en Ariège, à leur domicile et sur leurs exploitations.

Intimidation policière

Des opérations policières dénoncées par l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées (ASPAP), dont les deux éleveurs visés sont membres. L’ASPAP déplore « ces méthodes de répression sous couvert de perquisitions au petit matin, avec utilisation de chiens, laissant les maisons sans dessus dessous ».

>> A lire aussi : VIDEO. Ariège: Des hommes armés et encagoulés annoncent la réouverture de la chasse à l'ours

« Pour mater la révolte de l’ours qui déborde de tous côtés, l’Etat s’est lancé dans une vaste opération d’intimidation policière et judiciaire, souligne l’association. La préfète de l’Ariège, commissaire de police dans une vie antérieure, redoute que la colère qui gronde dans les Pyrénées ne remonte jusqu’aux ministères. La disproportion des moyens de l’Etat, dans le contexte de difficultés que connaît notre pays est simplement scandaleuse ».

>> A lire aussi : Ariège: Une enquête ouverte après l'agression d'agents de l'ONCFS par des opposants à l'ours

L’ASPAP plaide une nouvelle fois pour une solution politique pour régler le problème de la réintroduction de l’ours. « Nous réitérons notre proposition à l’Etat de création d’un territoire dédié aux plantigrades, permettant de sauvegarder le reste des Pyrénées de l’expansion des ours et donc d’une mort lente », souligne les opposants à l’ours.