VIDEO. Castres: Les mégots sont recyclés et transformés en cendriers en plastique

ENVIRONNEMENT Une entreprise du tarn déploie le dispositif MéGo ! qui permet de recycler les restes de cigarettes. Castres est la première commune d’Occitanie à y adhérer…

Beatrice Colin

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Des mégots de cigarettes. (photo illustration)

Des mégots de cigarettes. (photo illustration) — DURAND FLORENCE/SIPA

  • Les mégots sont collectés puis envoyés en Bretagne où ils sont transformés en compost et plastique.
  • 28 kg ont été collectés lors du premier mois de mise en place du dispositif MéGo ! à Castres.

A Toulouse, ils partent en fumée. Les mégots de cigarette atterrissent en règle générale au milieu des ordures ménagères, incinérés dans des usines de traitement des déchets. Quand ils ne finissent pas dans la nature où il met 15 ans à se dégrader ou dans les rivières où il est responsable de la pollution de 600 litres d’eau.

A Castres, on a donné une deuxième chance à ces petits cylindres malodorants. Depuis un mois, les habitants de la commune tarnaise ont vu fleurir une vingtaine de cendriers, aussi bien dans la cour de la mairie qu’aux abords de la salle Gérard-Philippe. La Ville vient d’adhérer au dispositif MéGo ! mis en place par une société de la commune.

Elle permet de collecter les bouts de cigarettes puis de les recycler. C'est la première collectivité en Occitanie à se lancer.

Filtre transformer en cendrier

«Les mégots sont envoyés dans notre usine de Rennes, la seule à faire cela en France. Le tabac et le papier sont séparés du filtre et sont transformés en compost. Le filtre est passé dans des bains et 97 % du produit est broyé pour être transformé en billes de plastiques qui serviront à fabriquer des cendriers ou des caddies», détaille Philippe Jammes de la société Conseils Services Environnement à laquelle la mairie a fait appel.

Ce dernier peut compter sur deux arguments pour vendre son dispositif qui coûte de 30 à 50 euros par mois, traitement compris : il évite de polluer mais permet aussi d’avoir moins de déchets dans les rues de la ville.

Déjà présent dans une entreprise toulousaine

En un mois, 28 kg ont déjà été collectés. Et comme les cendriers peuvent contenir jusqu’à 3.000 mégots, Philippe Jammes pense que ce chiffre pourrait rapidement monter. A Toulouse, le centre de recherche des laboratoires Pierre-Fabre implantés sur le site de l’Oncopole sont aussi équipés. Et d’autres communes d’Occitanie ont déjà montré leur intérêt.