Albi: Le premier championnat du monde de pull moche fait déjà un carton

CONCOURS DE MODE Les organisateurs du salon Albi Vintage 81 organiseront le 25 novembre le premier Mondial du pull moche. Le retentissement est énorme, bien au-delà des frontières tarnaises…

Nicolas Stival

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Le 25 novembre, ce sera la fête du pull moche lors des Mondiaux de la spécialité, à Albi.

Le 25 novembre, ce sera la fête du pull moche lors des Mondiaux de la spécialité, à Albi. — Rex / Mood Board / Rex / Sipa

  • Simple délire entre amis à la base, l’initiative a pris une incroyable ampleur via les réseaux sociaux.
  • Pulls immondes de Noël, antiques chandails de mamie ou vieux habits LC Waikiki, tout est permis.

Les idées farfelues, c’est un peu la marque de fabrique du trio de quadras qui préside aux destinées d’Albi Vintage 81. Ce salon où se côtoient stands de déco, de fripes et de vinyles, période 1950-80, a déjà fait gagner une mobylette bleue et un Solex à ses visiteurs, ou bien proposé des concours de pin-up et de « M. Hipster ». Mais Igor, Christophe et Florence ont frappé encore plus fort cette année avec le premier championnat du monde de pull moche. Florence revient sur la genèse du projet.

Cela fait trois ans qu’on propose notre salon qui attire entre 20.000 et 25.000 personnes. Cette fois, il nous fallait un thème autour de Noël, car du fait de son succès on a déplacé l’événement, qui avait lieu jusqu’alors en mars et sera organisé cette fois du 24 au 26 novembre, avant les fêtes. Comme l’un de nos potes est dans le délire des pulls moches, on lui dit qu’il est champion du monde de la spécialité. Tout est parti de là.

Le pull de Noël est une tradition outre-Atlantique. Comme le scrapbooking ou le psoriasis, il a même droit à sa journée internationale, chaque troisième vendredi de décembre. Cependant, le chandail en laine avec lutins et rennes n’est pas le seul habit autorisé pour ce championnat du monde. « On peut aussi venir avec le pull en jacquard aux couleurs improbables offert par mamie, ou avec un Waikiki complètement difforme », explique Florence, qui, dans la vraie vie, dirige une agence événementielle.

LC Waikiki et son singe expliqués aux plus jeunes

Petite digression à l’attention des plus jeunes : s’habiller en LC Waikiki, dont la mascotte était un singe à casquette, constituait le sommet de la « hype » dans les cours de récré des collèges au tournant des années 1990. Aux dernières nouvelles, la marque textile, devenue turque, existe toujours, mais sans primate.

Ce qui devait être une manifestation plutôt confidentielle a pris une ampleur énorme, par la grâce des réseaux sociaux et des premiers relais médiatiques, même au-delà des frontières françaises. « Il va y avoir du "level" », s’enthousiasme déjà la co-organisatrice qui, devant l’affluence, a mis en place avec ses collègues un système d’inscriptions, accessible jusqu’à mi-novembre, via Internet.

Le concours, prévu le 25 novembre, se décomposera en trois catégories : enfants (de six à 18 ans), adultes et groupes (de deux à cinq personnes). Dans chacune d’entre elles, 50 candidats seront retenus, avant un écrémage matinal pour tomber à 20. Les rescapé(e) s défileront ensuite afin de désigner un podium, et donc un vainqueur. Même les maisons de retraite sont intéressées.

« Des gens nous ont appelés des Landes pour nous dire qu’ils mettaient en place des présélections afin de déterminer quelle équipe représentera le département, s’esclaffe Florence. Les délais sont trop courts pour cette année, mais on pense créer des comités régionaux la prochaine fois. » Comme dans un concours Miss France, ou plutôt Miss Monde, des pulls ridicules…

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