Salle d'entraînement, sponsors... L'horizon de Sofiane Oumiha semble (enfin) s'éclaircir

BOXE Récent champion du monde de boxe amateur, Sofiane Oumiha cherche depuis un an une salle pour installer son club à Toulouse. La situation pourrait enfin se décanter…

Nicolas Stival

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Sofiane Oumiha lors de sa victoire en finale des championnats du monde amateurs, catégorie poids léger, contre le Cubain Lazaro Alvarez Estrada, le 2 septembre 2017 à Hambourg, en Allemagne.

Sofiane Oumiha lors de sa victoire en finale des championnats du monde amateurs, catégorie poids léger, contre le Cubain Lazaro Alvarez Estrada, le 2 septembre 2017 à Hambourg, en Allemagne. — Ch. Gateau / AP / Sipa

  • Après l’argent olympique à Rio, Sofiane Oumiha se verrait bien décrocher l’or en 2020 à Tokyo.
  • Le jeune Toulousain devrait enfin disposer à moyen terme d’installations dignes de son statut, dans le quartier de Papus.

Vice-champion olympique à Rio en août 2016, champion du monde à Hambourg en septembre 2017. En une année, Sofiane Oumiha s’est hissé au firmament du sport français. « Il y a une petite frustration par rapport au championnat d’Europe mais je vais de l’avant, confie le jeune boxeur de 22 ans, éliminé en quart de finale de la compétition continentale, au mois de juin en Ukraine. Je veux gagner d’autres titres. »

L’ambition est nette, mais l’horizon un peu moins, pour l’instant. Seule chose certaine : le « Kid » de la Reynerie disputera un combat le 12 octobre à Montpellier, avec la Team SFR dirigée par Brahim Asloum. « Ensuite, soit je reste amateur et je prépare les JO de Tokyo en 2020, soit je passe professionnel. » Tout dépendra des structures mises à sa disposition.

Depuis son retour de Rio, à l’été 2016, le poids léger au style aérien veut développer le Boxing Oumiha. « C’est une association créée avec mon cousin. Je savais qu’après Rio, j’allais quitter mon club de Bagatelle et je voulais avoir mon club, où tous les Toulousains et Toulousaines sont conviés. » Cependant, l’entité est restée au stade embryonnaire, faute de salle pour l’accueillir définitivement. Des créneaux horaires ont été mis à la disposition du champion au gymnase Léo-Lagrange, mais cette solution reste du « bricolage » pour Oumiha.

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Le maire Jean-Luc Moudenc a confié le dossier à Franck Biasotto, qui promet un épilogue heureux. « D’ici quelques semaines, les travaux vont commencer pour une salle d’environ 300 m2 dans le quartier Papus, indique le président de Toulouse Métropole Habitat. On va mettre les bouchées doubles. On comprend l’empressement du champion. Mais il y a des délais incompressibles. »

« Je veux juste une salle pour faire briller ma ville »

L’élu, qui ne donne pas encore de date d’ouverture de la salle, évoque notamment les « études de besoin et de faisabilité technique » qui ont retardé l’aménagement de cet ancien local commercial. Un dossier, « mené en concertation avec Sofiane et son entraîneur », précise Franck Biasotto, par ailleurs maire du quartier Grand-Mirail, où vivent Oumiha et sa famille. « Je ne demande pas grand-chose, lance de son côté le boxeur, devenu en quelques mois une personnalité qui compte à Toulouse. Je veux juste une salle pour pouvoir faire briller ma ville. »

Les deux hommes ont rendez-vous ce mercredi. Biasotto doit présenter à Oumiha des partenaires financiers, dans le domaine de l’immobilier notamment, qui lui permettront de préparer sereinement sa quête de l’or olympique, dans trois ans au Japon. Une révolution en perspective pour le jeune boxeur, contraint jusqu’à présent de vivoter avec les indemnités de Pôle emploi et des primes de combat pas vraiment mirobolantes.