VIDEO. A Toulouse, Emmanuel Macron assume ses propos sur les fainéants

POLITIQUE Ce matin à l'occasion de sa visite à Toulouse, le président de la République est revenu sur les propos qu’il a tenus à Athènes vendredi et a indiqué qu’il les assumait…

H. M. et B. C.

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Emmanuel Macron à Athènes le 8 septembre 2017.

Emmanuel Macron à Athènes le 8 septembre 2017. — George Tongas/AP/SIPA

Vendredi, alors qu’il se trouvait en Grèce, Emmanuel Macron indiquait qu’il « serait d’une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes » opposés à sa réforme du Code du travail.

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« C’est une fausse polémique, je n’ai jamais été dans l’invective »

Il a confirmé lundi, lors d’une visite à Toulouse, qu’il assumait ses propos. « Il faut écouter le discours avec calme et apaisement, c’est une fausse polémique, je n’ai jamais été dans l’invective », a assuré le président de la République lors d’une visite lundi matin dans le Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de Toulouse, répondant à la question d'un journaliste de Quotidien.

« Mon discours était très clair, j’interpellais ceux qui, il y a quinze ans, ne voulaient pas bouger, et se réveillent aujourd’hui, quinze ans plus tard, avec le Brexit, la Pologne qui nous tourne le dos, une crise en Europe et des difficultés françaises.
Je dis que ceux qui disent que nous pouvons ne rien faire, que nous avons ce luxe, que nous pouvons rester, se trompent profondément, celles et ceux qui avec cynisme pensent qu’il vaut mieux construire son avenir ailleurs se trompent, celles et ceux qui sont aux extrêmes et veulent diviser le pays se trompent », a-t-il indiqué.

Vives critiques à gauche

Une prise de position qui a été l’objet de vives critiques durant tout le week-end, notamment de la part de Jean-Luc Mélenchon. Pour le leader de la France Insoumise, le président de la République a « craché tout son mépris pour le peuple qui lui tient tête » et a exhorté à lui répondre dans la rue dès mardi, pour une grande journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le droit du travail.

De son côté, Benoît Hamon a expliqué qu’il trouvait « ça d’un mépris incroyable ». « Les fainéants, ce sont ceux qui vivent de la rente, les rentiers, ce sont ceux qui n’ont pas besoin de travailler pour gagner leur vie. Et beaucoup de rentiers ont choisi Emmanuel Macron comme leur champion », a poursuivi le candidat malheureux à la présidentielle.

Fainéantise, courage et risque

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait tenté de déminer le terrain et indiqué durant le week-end que le président de la République visait « la posture de la fainéantise » de « ceux qui n’ont pas eu le courage de faire les réformes nécessaires ».

« François Hollande, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac ont su réformer sur certains sujets, mais n’ont jamais été assez loin parce qu’il fallait un courage, il fallait prendre un risque », a relevé le porte-parole.