Toulouse: Airbus va lancer l’A380plus, une nouvelle version (avec ailerettes) du géant des airs

AERONAUTIQUE A la veille du Salon aéronautique du Bourget, Airbus annonce un A380plus. Une version plus économique du géant des airs qui se vend peu ces derniers temps…

Helene Menal

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L'A380plus, avec les fameuses ailerettes au bout des ailes.

L'A380plus, avec les fameuses ailerettes au bout des ailes. — Airbus Group

  • Airbus va lancer un A380plus, moins gourmand en carburant et en maintenance
  • Il doit permettre aux compagnies une baisse de coût de 13% par siège
  • Un virage bienvenue pour un avion super populaire mais qui se vend peu

Airbus, maître des horloges ? L’avionneur européen a choisi la veille de l’ouverture du Salon international du Bourget pour annoncer qu’il étudie le lancement d’un A380plus, une nouvelle version du plus gros avion civil du monde, présentée comme plus économique à exploiter.

Nouvel agencement

Tout est dans les fameuses ailerettes, les « winglets » placées au bout des ailes et qui permettent à un avion de consommer moins sans augmenter son envergure. L’A380plus sera donc doté de ces appendices. Dans son cas, ils mesureront 4,7 mètres, et dépasseront au-dessus comme en dessous de l’aile.

Selon Airbus, cette modification devrait entraîner une réduction de 4 % de la consommation en kérosène. En ajoutant un nouvel agencement de la cabine à double pont, idéal pour caser 80 sièges de plus, et une réorganisation du circuit de maintenance, la baisse de coût par siège pour les compagnies doit atteindre 13 % selon le constructeur.

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Ces améliorations visent probablement à enrayer la chute des ventes du superjumbo dont l’aura incontestable ne se traduit pas dans les chiffres. Depuis son lancement en 2005, 317 exemplaires de l’A380 ont été commandés et 213 livrés. Mais il n’y a eu que deux appareils vendus en 2016, trois en 2015, zéro en 2014 et l’usine d’assemblage de Toulouse tourne clairement au ralenti, au point que certains craignaient un abandon.

Même s’il ne s’agit pas d’un nouveau programme, l’annonce devrait réjouir les sociétés d’ingénierie sous-traitantes qui, tout comme le syndicat CGT d’Airbus, s’inquiètent de l’absence de grands projets en R & D.