Une vaste filière comorienne d’immigration clandestine démantelée, cinq personnes écrouées

JUSTICE Un réseau d’immigration clandestine de Comoriens a été démantelé, dans les régions de Paris et Marseille. L’enquête avait commencé en Aveyron…

N.S.

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La filière d'immigration clandestine permettait à des Comoriens d'obtenir un passeport ou une carte d'identité française. Illustration.

La filière d'immigration clandestine permettait à des Comoriens d'obtenir un passeport ou une carte d'identité française. Illustration. — F. Lodi / Sipa

Huit personnes mises en examen, dont cinq écrouées et les trois autres placées sous contrôle judiciaire, ainsi que 11.000 euros saisis. C’est le bilan d’une opération d’envergure contre une filière comorienne d’immigration clandestine, menée mardi (et rendue publique vendredi) par les services de la Police aux frontières (PAF) de Toulouse, Marseille et Paris.

Une enquête de 14 mois

Au total, 14 personnes ont été mises en examen dans les régions de Paris et Marseille. L’enquête avait débuté en mars 2016 à la suite de trois demandes frauduleuses de cartes d’identité françaises dans l’Aveyron, à Decazeville, Aubin et Capdenac, signalées par la préfecture du département. Elle avait permis d’identifier un système très structuré, avec des têtes de pont à Paris, Marseille et aux Comores. L’objectif était de faire venir en France des mineurs et majeurs originaires de cet archipel de l’océan Indien, puis de leur permettre d’obtenir des papiers français.

Lors des récentes interpellations, les enquêteurs ont ainsi saisi, outre les 11.000 euros, de nombreux certificats administratifs, dont de fausses cartes d’identité françaises et comoriennes, ainsi que des documents authentiques, mais obtenus frauduleusement.