Nouveau rebondissement dans l’affaire Amandine Estrabaud, cette trentenaire qui s’est volatilisée le 13 juin 2013 dans la commune tarnaise de Roquecourbe où elle habitait.

Guerric Jehanno, le suspect mis en examen et placé en détention provisoire depuis un an pour le meurtre et le viol de la jeune femme, demandait mardi, une nouvelle fois, sa remise en liberté.

« Il faut qu’il soulage sa conscience »

Et un élément nouveau, dévoilé par La Dépêche du Midi et confirmé à 20 Minutes, a surgi au cours de cette audience publique devant la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse. Guerric Jehanno aurait avoué le crime à un codétenu de la maison d’arrêt de Seysses, de façon circonstanciée.

Le confident en question a été entendu le mois dernier. Ce n’est pas la première fois que le suspect, psychologiquement fragile, s’épanche en prison. En juin 2016, il s’était déjà confessé à un autre voisin de cellule. Mais quand les magistrats chargés du dossier l’interrogent, Guerric Jehanno nie farouchement, comme il l’a toujours fait.

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« Cet élément nouveau » conforte toutefois la conviction de Pierre Debuisson, l’avocat de la famille d’Amandine. « C’est à la justice qu’il faut qu’il parle, réagit ce dernier. Je lui lance cet appel : il faut absolument qu’il reconnaisse les faits pour soulager sa conscience et pour que la famille puisse enfin faire son deuil en retrouvant le corps d’Amandine. »