L'équipe du TFC avant le match de Ligue 1 contre Rennes, le 18 mars 2017 au Stadium de Toulouse.
L'équipe du TFC avant le match de Ligue 1 contre Rennes, le 18 mars 2017 au Stadium de Toulouse. - R. Gabalda / AFP

Au sortir d’un nul d’une tristesse infinie contre Rennes au Stadium, samedi soir (0-0), Pascal Dupraz ne voulait pas raconter d’histoires. Les rêves d’Europe sont bel et bien terminés pour le TFC, qui glisse à la douzième place de Ligue 1. « Finir sixième ou septième, aujourd’hui, ça paraît difficile, avoue même l’entraîneur toulousain. Si on peut terminer dans la première moitié du classement, on pourra considérer que l’équipe s’est redressée après plusieurs saisons délicates. »

Après les folles émotions liées à la remontada, voici un an, cette fin de championnat risque toutefois d’être aussi plate qu’une balade dans la Beauce. Et si les Violets rééditent le match contre Rennes, marqué par zéro tir cadré, les huit dernières journées vont sembler une éternité…

A dix contre onze pendant une demi-heure

Dupraz s’est certes félicité des coups de pied arrêtés bien tirés (par Trejo essentiellement), mais il n’a pu que déplorer la timidité et le manque de spontanéité de son trio d’attaque patraque (Jean – Delort – Braithwaite) : « Il faut que les garçons, qui sont très charmants, soient un peu plus fous. » Mais aussi, paradoxalement, un peu plus sages. Recordmen du nombre d’avertissements en L1 (73 en 30 journées), les Toulousains ont pris trois jaunes samedi, dont deux en six minutes pour le seul Alexis Blin, qui a laissé ses collègues à dix pendant une demi-heure.

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D’où l’impression « mitigée » évoquée par le technicien haut-savoyard, que l’on avait vu plus énervé vendredi, lorsqu’il avait allumé des éléments jugés trop individuels ou pas assez impliqués quelques jours plus tôt à Lyon (4-0). En l’occurrence Durmaz, Toivonen et Doumbia, absents de la feuille de match contre l’équipe bretonne. « On se doit de respecter l’institution TFC, tonne Dupraz. Aujourd’hui (samedi), les joueurs l’ont fait. »

En fait, il ne manquait pas forcément l’envie, juste la qualité. Et encore heureux que le gardien uruguayen Mauro Goicoechea, suppléant inspiré d’Alban Lafont (suspendu), ait sorti deux arrêts de classe face à Saïd puis Gnagnon…

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