Une bandelette de nitrocellulose sur le site des ballastières de Braqueville. Archives
Une bandelette de nitrocellulose sur le site des ballastières de Braqueville. Archives - FrŽdŽric Scheiber/20MINUTES

Cela s’appelle déminer le terrain. Lors de sa visite vendredi dans la Ville rose, le Premier ministre a mis fin à un long suspense sur un dossier explosif : celui des ballastières situées non loin de l’Oncopole et de l’ex-site d 'AZF où l’armée a immergé il y a près d’un siècle 4.700 tonnes de nitrocellulose, certes inertes, mais qui inquiètent élus et riverains.

>> A lire aussi : Toulouse: Silence radio de l'armée sur la dépollution des ballastières

Alors que la Grande Muette n’a pipé mot depuis trois ans sur le calendrier et la méthodologie pour régler le problème, Bernard Cazeneuve a indiqué qu’il avait « demandé au ministre de la Défense d’engager les travaux de dépollution d’ici 2022 ».

Le maire soulagé

Cette réponse des autorités arrive au moment où Tisséo lance son projet de téléphérique entre l’Oncopole et Rangueil et dont le tracé survolera très probablement les ballastières dès 2020.

>> A lire aussi : Toulouse dévoile les premières images de son futur téléphérique

Pour l’heure, personne n’a précisé la méthode qui serait employée pour cette opération de dépollution. Mais le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR), affiche sa satisfaction. « Ce dossier complexe va donc avancer positivement, dit-il. C’est un soulagement que je partage avec les riverains et les associations mobilisés (…) mais aussi avec les patients et les salariés qui travaillent sur le site voisin de l’Oncopole ».

Cette annonce devrait a priori soulager le téléphérique d’un poids. Sauf si l’Armée décide de dépolluer sur place et donc de créer un site Seveso temporaire.

Mots-clés :