Cinq lycéens de Montauban demandent la reconnaissance officielle du mot «chocolatine»

INSOLITE Dans la guéguerre culturelle du pain au chocolat, le sud-ouest est à l’offensive. Cinq lycéens de Montauban ont écrit à François Hollande et à l’Académie française pour faire reconnaître le mot « chocolatine »…

Helene Menal

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Les chocolatines de la boulangerie De Oliveira à Toulouse...qui vend très peu de pains au chocolat.

Les chocolatines de la boulangerie De Oliveira à Toulouse...qui vend très peu de pains au chocolat. — H. Menal - 20 Minutes

Pas sûr que François Hollande ait le temps de se pencher sur cette question cruciale avant son départ de l’Elysée mais au moins le voilà au courant qu’une partie des Français, ceux du sud-ouest grosso modo (si, si, la carte existe), souffrent en silence, obligés de manger leurs chocolatines dans leur coin.

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Le 4 janvier, cinq élèves dulycée Michelet de Montauban ont décidé de mettre fin à cette injustice qui voit le pain au chocolat dominer outrageusement la chocolatine dans la bouche des amateurs de viennoiseries et les étals des boulangeries.

Ils ont donc écrit au président de la République, puis à l' Académie Française, un plaidoyer plutôt documenté pro chocolatine afin d’obtenir la reconnaissance officielle du mot.

« En fait tout est parti d’une discussion avec une amie du Nord. Elle nous soutenait qu’on disait pain au chocolat », raconte Manon, membre de la bande des croisés de la chocolatine. La copine en question les a en effet mouchés avec un argument massue : elle leur a démontré que la chocolatine ne figurait pas dans le dictionnaire. Même si les deux principaux, Le Larousse et le Petit Robert, lui ont ouvert leurs pages.

Les Montalbanais ont donc décidé que, dorénavant, ils auraient le dernier mot. « Nous voulons que la chocolatine soit mentionnée dans tous les dictionnaires papier ou numériques », assure Héloïse.

Ils iront jusqu’au bout

« Au départ, c’était de la rigolade », admet Limsey. Mais depuis que leur lettre a été publiée dans La Dépêche du Midi le 8 janvier, le buzz est en marche. « On n’arrête pas de manger des chocolatines pour poser pour des photos », raconte Emma. La bande d’amis s’est prise au jeu. « Nous n’avons eu aucune réponse à nos courriers pour l’instant mais nous irons jusqu’au bout », assure Vincent. Que les amateurs de pains au chocolat se le tiennent pour dit.