Toulouse : Après un article d’un militant FN, le maire porte plainte pour diffamation

JUSTICE Jean-Luc Moudenc a porté plainte contre un éditorialiste frontiste après la publication d’un article sur l’islamisme à Toulouse…

Beatrice Colin

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Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR).

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR). — Alain ROBERT/Apercu/Sipa/SIPA

Le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR) a déposé plainte en diffamation cette semaine contre Gabriel Robin, secrétaire général du collectif culture du rassemblement Bleu Marine et auteur d’articles sur la plateforme Politic Region ou Boulevard Voltaire.

Et c’est un article paru le 18 novembre 2016 sur ce dernier site intitulé « Comment Toulouse est-elle passée de Ville rose à ville verte islamique ? » qui lui vaut d’être attaqué par l’élu toulousain.

Dans un article sur l’école Al-Badr

Centré sur le directeur de l’école privée musulmane Al-Badr, condamné le 15 décembre à six mois de prison avec sursis pour ne pas avoir respecté l’enseignement du socle commun de l’Education nationale, l’éditorial du militant du Front national clashe, au détour d'un paragraphe, le maire de Toulouse.

« Bref, rien de nouveau sous le soleil dans une ville connue pour ses nombreuses mosquées islamistes, dont les imams ont longtemps servi de supplétifs à des forces de l’ordre aussi débordées qu’abandonnées par les pouvoirs publics. C’est peut-être à ce prix que Jean-Luc Moudenc a acheté la paix sociale et son élection en tant que maire de Toulouse », avance Gabriel Robin.

Un argument qui n’a pas vraiment plu au premier édile de la Ville rose pour qui cela sous-entend que, lorsqu’il était en campagne, il a « favorisé l’islamisme à Toulouse » à des fins électoralistes, indique-t-il dans sa plainte.

L’accusé a décidé de répondre dans une tribune publiée samedi. « Maire de la quatrième ville de France, il traduit en justice un éditorialiste pour une phrase rédigée sur le mode interrogatif ! J’utiliserai cette occasion pour tenir une tribune politique de défense de la liberté d’expression, notamment », fait valoir le militant frontiste, pour qui son appartenance au parti de Marine Le Pen « a pu jouer ».

Jean-Luc Moudenc (LR) attendra la fin de la procédure judiciaire pour faire une déclaration sur le sujet, indique-t-on au sein de son cabinet.