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Logo Airbus Group - Michel Euler/AP/SIPA

Ils vont essayer de convaincre Tom Enders de maintenir une activité de recherche à Suresnes, dont la fermeture du site est annoncée pour mi-2018. Les syndicats d’Airbus rencontrent ce mardi à Blagnac le patron du groupe aéronautique pour évoquer les 1.164 suppressions de postes annoncées en novembre dernier, dont 640 en France.

Dans le cadre de ce plan de rationalisation des fonctions administratives d’Airbus Group et de ses filiales, qui doit être mis en œuvre à partir du 1er juillet, les syndicats veulent « des assurances car on ne veut pas de licenciements secs », explique Jean-Marc-Escourrou, secrétaire FO d’Airbus SAS. En particulier les employés du site de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.

Eviter les licenciements secs

Les représentants du personnel doutent du bien-fondé de mettre fin à toute activité de R & D en Ile-de-France, région qui regroupe 40 % de la recherche dans l’Hexagone. « On l’interrogera tout particulièrement sur la possibilité de garder à Suresnes ou en Ile-de-France un pôle recherche », a ajouté Françoise Vallin, coordinatrice pour Airbus Group de la CFE-CGC.

Des « économies de court terme » peuvent exister, mais « dans 10 ans, 20 ans, on va payer les pots cassés. Ils ferment des postes en France, ils en ouvrent aux Etats-Unis », estime de son côté Eric Robillot, délégué central CGT Airbus Group.

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Si la direction a promis de tout faire pour éviter les licenciements secs, Tom Enders a déclaré en fin d’année dernière qu’il ne pouvait « pas le garantir ».

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