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Logo Airbus Group - Michel Euler/AP/SIPA

Les syndicats d’Airbus ont fait leur compte. Selon eux, l’avionneur s’apprête à annoncer mardi matin lors d’une réunion de son Comité européen à Blagnac non pas 1.000 mais 1.300 suppressions de postes l’an prochain. Que ce soit dans les RH, la communication, les achats ou encore la finance

A l’heure où Airbus affiche un carnet de commandes de près de 1.000 milliards d’euros, soit huit à dix ans de production, « on a un peu de mal à voir la logique stratégique. On voit surtout la logique financière », relève Jean-Marc Escourrou, secrétaire du syndicat majoritaire FO.

Crainte de licenciements secs

Ce plan, appelé Gémini, intervient dans le cadre de la fusion entre la maison mère et sa filiale aéronautique. Ces suppressions de postes doivent intervenir en France et en Allemagne. Et selon la CFE-CGC, deuxième syndicat du groupe, « 1.357 postes seront soit supprimés, soit transférés, sur un total de 10.000 emplois ».

La perspective de licenciements secs n’est pas à écarter selon les syndicats d’Airbus qui emploie 54.000 personnes en France, dont 650 sur le site de Suresnes (Hauts-de-Seine), qui serait particulièrement touché.

Prime au dialogue social selon la direction

De son côté, lePDG d’Airbus, Fabrice Brégier, a assuré qu’il y avait au sein d’Airbus « une tradition de dialogue social qui a toujours permis, normalement, de trouver des solutions comme avec Power 8 ». En 2007, ce plan avait mené à la suppression de 7.900 postes sans licenciement sec chez l’avionneur.

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