Toulouse: Sécurité renforcée et déploiement de caméras dans les HLM

SOCIETE Habitat Toulouse, le plus gros bailleur de la Ville rose, vient de créer un service sûreté. Il se lance aussi dans la vidéoprotection…

Helene Menal

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Des caméras sur la façade d'un immeuble. Illustration.

Des caméras sur la façade d'un immeuble. Illustration. — Gile Michel - Sipa

Habitat Toulouse est le plus gros bailleur social de la Ville rose. Plus de la moitié de ses résidences se situent dans des quartiers « prioritaires » et il préside aux destinées de 33.000 habitants, soit l’équivalent de la commune d’Agen. Des locataires qui ont leur petits et gros tracas. En 2015, le bailleur a reçu plus de 2.400 « plaintes », essentiellement pour des troubles de voisinage et des nuisances sonores.

Des médiateurs professionnels

Cela va « de la voisine du dessus qui semble choisir la nuit pour déplacer ses meubles » au moins anecdotique trafic dans les halls. Et pour l’heure, il n’y a qu’un seul médiateur social pour régler tout ça. Mais la révolution est en marche. « Les gens ont besoin d’être rassurés et on leur doit cette tranquillité », estimeFranck Biasotto, le président de l’organisme, par ailleurs adjoint au maire chargé du Logement.

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L’élu vient d’annoncer la création d’un « Sûreté Prévention et Tranquillité résidentielle ». Les rênes en ont été confiées à Jacques Andral, ex-gendarme et ex-directeur de la police municipale. L’expert est chargé pour l’heure d’un « diagnostic ». Mais il est d’ores et déjà acquis qu’il va diriger « une équipe de médiateurs professionnels ». Ces derniers pourraient travailler en horaires décalés, histoire d’être là quand les habitants sont chez eux.

Les résidences « sensibles » équipées de caméras

L’autre axe est le lancement de la vidéoprotection à grande échelle. Habitat Toulouse s’appuie sur l’expérimentation menée en 2015 à la Cité Caffort, une plaque tournante bien connue pour la drogue, avec la gêne et les dégradations qui vont avec.

Dix-sept caméras ont été placées dans les halls d’entrée et trois à l’extérieur. « Je ne sais pas si ça va durer mais il faut bien reconnaître que, depuis, c’est beaucoup plus calme », témoigne Bernadette*, une habitante de la résidenceNégreneys. Du coup, le déploiement va se poursuivre dans les résidences « sensibles », notamment à La Reynerie, aux Izards, à Bellefontaine et aux Récollets en 2017.

« Il n’y aura pas de PC sécurité, précise Jacques Andral. En cas de problème, les images pourront être visionnées le matin, en différé. Si c’est grave, nous donnerons l’information à la police. » Voilà les semeurs de trouble prévenus.

* Le prénom a été changé