Toulouse: Ce que l'on sait sur l'agression au couteau du policier dans un commissariat

FAITS DIVERS Le procureur de Toulouse a donné des détails sur l'agression d'un policier dans un commissariat du centre-ville. L'auteur des faits, âgé de 31 ans, présente des troubles mentaux...

H. M. et N. S.

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La rue du Rempart Saint-Etienne à Toulouse, après l'agression d'un policier au couteau, le 30 août 2016.

La rue du Rempart Saint-Etienne à Toulouse, après l'agression d'un policier au couteau, le 30 août 2016. — N. Stival / 20 Minutes

Un homme de 31 ans présentant des troubles psychiatriques et non fiché S. Voici le profil de l’agresseur d’un policier ce mardi au commissariat de la rue du Rempart Saint-Etienne, en centre-ville de Toulouse, dressé par le procureur de Toulouse Pierre-Yves Couilleau.

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Abderrahmane Amara, né à Alger en 1985, s’est présenté sur les lieux à 14h05 afin, selon ses dires, de porter plainte pour le vol de son portable. Il s’est vu demander d’aller chercher le numéro de série de l’appareil et « est reparti calmement », selon le procureur. Revenu à 14h25, il a été accueilli par une policière, puis a attaqué au couteau un autre fonctionnaire, qui vérifiait les bagages d’une autre personne venue porter plainte.

Le commissariat de la rue du rempart Saint-Etienne à Toulouse après l'agression d'un policier, le 30 août 2016.

« J’en ai marre de la France, j’en ai marre de ce pays ! »

Cet adjoint de sécurité de 21 ans, blessé à la gorge, s’est retrouvé à terre. Amara a alors cherché à s’emparer de son arme de service, mais il a été bloqué par des collègues de la victime, dont le pronostic vital n’est pas engagé. L’interpellation a été musclée selon Pierre-Yves Couillaud, qui affirme que l’agresseur aurait alors déclaré « j’en ai marre de la France, j’ai en ai marre de ce pays ! ».

Il est poursuivi pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique ». « En l’état, ses motivations ne sont pas cernées », indique le procureur. L’enquête a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse.

Séjours en hôpital psychiatrique

Amara était déjà connu pour deux faits de délinquance. Le 29 juillet 2013, il avait inscrit un tag sur la façade de ce même commissariat «Affaire Merah = Sarkozy +  DCRI = terrorisme ». Le parquet avait classé l’affaire sans suite. Un an plus tard, le 26 juillet 2014, il avait lancé un cocktail Molotov sur une synagogue toulousaine lors d’une manifestation propalestinienne et avait commis des « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. »

La chambre d’instruction de la cour d’appel de Toulouse avait conclu à l’impossibilité de poursuivre Amara en raison de troubles mentaux attestés par plusieurs rapports psychiatriques. Le trentenaire a d’ailleurs fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, dont il serait sorti la dernière fois, selon le procureur, en février 2016.