Toulouse: Après une série de meurtres, le maire demande des renforts policiers à Bernard Cazeneuve

SECURITE Après une série de meurtres ces derniers jours, le maire de Toulouse a demandé ce mardi des renforts policiers au ministre de l’Intérieur…

Beatrice Colin

— 

Illustration de policiers nationaux, à Toulouse, lors d'une cérémonie.

Illustration de policiers nationaux, à Toulouse, lors d'une cérémonie. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Au gré des faits divers qui font depuis quelques semaines la une de l’actualité toulousaine, les syndicats de policiers ne cessent de demander des renforts policiers. Ils viennent de trouver un appui en la personne du maire de la Ville rose.

Jean-Luc Moudenc (LR) s’est fait l’écho de leur requête ce mardi après-midi lors d’une rencontre avec Bernard Cazeneuve.

>> A lire aussi : Ce que l'on sait du meurtre d'un client dans une boîte d'Arnaud-Bernard

Dans le courrier qu’il a remis au ministre de l’Intérieur, il estime qu’au-delà des trois meurtres recensés en moins de trois semaines, « force est de constater qu’il y a une recrudescence inquiétante des actes violents et des meurtres de sang dans notre ville ».

Toulouse, sous-dotée 

Des faits divers qui alimentent le sentiment d’insécurité selon l’élu et qui rejoignent « un constat objectif de plusieurs années : la sous-dotation en effectifs de police nationale, au regard de sa population, de son dynamisme, surtout en comparaison avec les autres grandes villes », fait valoir le maire de Toulouse.

« Il y a quatre ans, nous étions 1.450 policiers, il y a deux ans plus que 1.360. Il y a eu une baisse des effectifs alors que la délinquance augmente ainsi que la population. L’ensemble des organisations syndicales estime qu’il faudrait 150 policiers de plus pour être plus efficace », plaide Didier Martinez, délégué régional d’Unité-Police SGP qui évoque un malaise au sein de la profession.

Après les attentats, les manifestations anti-Sivens puis contre la Loi Travail ainsi que les missions de maintien de l’ordre autour de l’Euro de football, les policiers tirent la sonnette d’alarme.

« Au commissariat nord des Izards, il y a huit collègues au service des plaintes, ils gèrent chacun au minimum 300 dossiers, les brigades de surveillance de terrain qui sillonnent les rues remplacent en réalité les effectifs manquants de police-secours », poursuit Didier Martinez.

Baisse de la délinquance selon les autorités

Face à ces critiques pointant une hausse de la délinquance, le préfet de la Haute-Garonne et le procureur de la République avaient émis durant le week-end un communiqué commun indiquant que Toulouse connaissait « une évolution de la délinquance maîtrisée », avec, chiffres à l’appui, une baisse de 2,62 % des atteintes à l’intégrité physique depuis le début de l’année et de 4 % pour les atteintes aux biens.