Dans la nuit du 14 au 15 juin 2016, l'association Droit au Logement a installé places Saint-Georges, à Toulouse, des tentes occupées par 61 personnes sans solution d'hébergement.
Dans la nuit du 14 au 15 juin 2016, l'association Droit au Logement a installé places Saint-Georges, à Toulouse, des tentes occupées par 61 personnes sans solution d'hébergement. - B. Colin ./ 20 Minutes

Au milieu des terrasses des restaurants, une vingtaine de tentes a pris place durant la nuit sur la très chic place Saint-Georges.

Après la place Wilson et les allées Jean-Jaurès, l’antenne toulousaine de l’association Droit au Logement a déménagé son campement dans la nuit sur ce lieu symbolique.

Un exode de place en place qui dure depuis quatorze jours pour 61 personnes, originaires de Somalie, du Sri Lanka mais aussi de Syrie.

Recours de la mairie

Lundi 13 juin, le tribunal administratif avait ordonné l’évacuation des personnes installées sur les allées Jean-Jaurès. « Nous avons fait le choix jusqu’à présent d’éviter l’expulsion, elle ne réglerait de toute façon pas le problème. Mais au lieu de dépenser des frais d’avocat pour nous faire partir, si la Ville utilisait cet argent pour reloger les gens, ils auraient déjà tous un toit. Nous avons calculé, en quatre procès, elle a déjà dépensé 12.000 euros », estime François Piquemal, porte-parole du DAL.

Et un cinquième se profile puisque la mairie de Toulouse a déposé un recours contre l’association pour occupation illégale de l’espace public.

Réunion vendredi

Avant le procès, ils pourront en discuter ce vendredi lors d’un rendez-vous conjoint avec les services de l’Etat.

Le DAL espère qu’une solution collective sera trouvée pour ces 61 sans toit, tous ayant en cours un dossier d’instruction, soit pour un hébergement en centre d’accueil de demandeurs d’asile, soit dans un foyer.

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