#Moijeune: Youtubeuse toulousaine, Manon dépoussière l'Histoire avec humour

JEUNESSE Manon Bril, une Toulousaine qui décrypte avec humour la grande Histoire sur sa chaîne YouTube, est à l’image de sa génération : connectée, mais pas que…

Beatrice Colin

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Manon Bril est suivie par 40.000 abonnés sur sa chaîne YouTube C'est une autre Histoire

Manon Bril est suivie par 40.000 abonnés sur sa chaîne YouTube C'est une autre Histoire — Manon Bril

Quand on est une fille et qu’on a une chaîne YouTube, on ne partage pas avec ses abonnés uniquement ses meilleures recettes de gommage ou ses astuces de manucure. Manon Bril livre une tout autre histoire aux près de 40 000 personnes qui la suivent, celle avec un grand H.

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Cette doctorante à l’Université Jean-Jaurès, spécialiste d’Athéna et de la mythologie gréco-romaine, donne les clés « aux passionnés et à ceux qui n’en ont rien à taper ».

Après avoir passé dix minutes à la regarder, on sait qu’on se retrouvera un peu moins bête devant un tableau de Raphaël, qu’on en sait désormais un peu plus sur les petits secrets de Toulouse, Paris ou encore New York, comme dans son dernier opus.

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« L’an dernier, j’ai participé à un concours de court-métrage à l’occasion des 2 000 ans de la ville. J’ai mis en ligne la vidéo et ça a buzzé. Je me suis dit qu’il pouvait y avoir un public pour ça », raconte la jeune femme de 29 ans.

Après avoir revisité la vie de Zeus, éclairé ses spectateurs sur le clédalisme version Dali, elle poursuit son entreprise de vulgarisation et commence à avoir des touches grâce à ses prestations hautes en couleur.

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Des contrats décrochés

Celle qui fut durant trois ans professeur des écoles a déjà décroché un contrat avec le Grand Palais, un autre avec le musée de Genève et un laboratoire de son université lui a même proposé de faire des vidéos.

Entre les très sérieux web documentaires et les humoristes, elle a trouvé sa place auprès des 18-35 ans, la majorité de son public.

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Peut-être une question de génération, celle qui, comme elle, utilise désormais les réseaux sociaux pour en savoir toujours plus.

« On a l’avantage de faire ce que l’on veut, d’être libéré des carcans académiques. Mais ce n’est pas parce que la forme est légère, que le fond l’est », plaide Manon qui est encore loin de vivre de son savoir partagé. Mais peu importe, entre deux recherches pour sa thèse, elle poste ses dernières productions, monte à Paris pour échanger avec d’autres youtubeurs et fait voyager ses abonnés.