Ligue 1: Les cinq raisons pour lesquelles le TFC risque de galérer à Angers

FOOTBALL Les Toulousains sont en position de force dans la lutte pour le maintien en L1 avant la dernière journée. Mais l’ultime rendez-vous à Angers, samedi, promet d’être périlleux…

Nicolas Stival

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L'Angevin Abdoul Camara, buteur lors de la victoire de son équipe à Toulouse, en Ligue 1, le 17 octobre 2015.

L'Angevin Abdoul Camara, buteur lors de la victoire de son équipe à Toulouse, en Ligue 1, le 17 octobre 2015. — R. Gabalda / AFP

Pascal Dupraz l’assure : joueurs et staff du TFC vont éteindre leur portable samedi soir, depuis leur entrée dans le stade Jean-Bouin d’Angers jusqu’à la fin du match, vers 23 h. Les 17es de Ligue 1 ne veulent pas connaître les résultats de leurs concurrents directs dans la course au maintien, le Gazélec Ajaccio (à Lorient) et Reims (contre Lyon).

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« Il faut gagner, c’est ce qu’on s’est fixé », assure l’entraîneur des Violets. En 2002, une victoire à Angers avait validé la remontée du TFC en Ligue 2. Samedi, elle assurerait une 14e saison d’affilée dans l’élite. Mais le succès n’est pas garanti, loin de là. Voici pourquoi.

Parce qu’Angers est « un grand club »

C’est Dupraz qui emploie cette expression. Le technicien salue une équipe capable de « tutoyer les meilleurs après une longue absence en Ligue 1 ». Troisième à l’issue de la phase aller, le promu a toutefois baissé de pied ensuite. Actuel neuvième de L1, le SCO peut espérer finir à une belle septième place en cas de victoire sur Toulouse. Malgré les absences de deux cadres, le défenseur Romain Thomas et le milieu Thomas Mangani (suspendus), Angers reste une équipe dangereuse, à l’image de son excellent capitaine, le très solide Cheikh N’Doye.

Parce que le SCO voudra réussir sa fête

Certes, le TFC va drainer pas loin d’un millier de supporters samedi à Angers. Mais les locaux seront bien entendu plus nombreux au Stade Jean-Bouin, qui peut accueillir 16.000 spectateurs. « On attend du monde, car les gens veulent féliciter les joueurs pour leur beau parcours », assure une source interne du SCO. Pierrick Capelle présentera son trophée du plus beau but de la saison en Ligue 1, et un feu d’artifice sera tiré un quart d’heure après le coup de sifflet final. Pas question pour les Angevins de laisser Toulouse gâcher la fête.

Parce que le TFC version Dupraz ne gagne pas loin du Stadium

C’est entendu, Pascal Dupraz est en train de réussir des miracles à Toulouse. Depuis son arrivée, le TFC a gommé en neuf journées les dix points qui le séparaient du premier non-relégable. Très solides au Stadium (quatre victoires, une défaite), les Toulousains à la sauce haut-savoyarde n’ont en revanche toujours pas gagné loin de leurs bases (trois nuls, un revers). Même si le coup est parfois passé très près, comme à Lorient où l’inattendu Zargo Touré a égalisé dans les arrêts de jeu pour les Merlus (1-1).

Parce qu’on ignore comment le TFC va gérer son nouveau statut

Relégable pendant plus de six mois, Toulouse est enfin sorti du rouge samedi. De chasseur, le TFC est devenu proie. « Franchement, ça n’a rien changé, assure le milieu Pantxi Sirieix. On a travaillé dans la bonne humeur cette semaine, comme les quatre ou cinq précédentes. Nous sommes prêts. » Il ne faudra pas que les Violets, désormais favoris pour le maintien, aient les pieds qui tremblent au stade Jean-Bouin.

Parce qu’Angers en veut forcément à Toulouse

Le TFC n’a qu’un seul titre à son palmarès, alors que celui du SCO reste vierge. Or l’unique Coupe de France toulousaine a été remportée aux dépens d’Angers, lors de la finale la plus prolifique de l’histoire de la compétition (6-3). OK, c’était en 1957. Mais forcément, certains supporters angevins parmi les plus anciens n’ont pas oublié l’affront, que la victoire de leurs favoris au Stadium, cette saison lors du match aller (1-2), n'a certainement pas lavé.