Toulouse: La voiture en libre-service, sans réservation ni station, débarque en mai

MOBILITÉS Yea, un nouveau système d’autopartage plus flexible, sera lancé en mai 2016 par la coopérative Citiz…

Beatrice Colin

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Strasbourg, le 11 mai 2015 - Citiz lance Yea!, un nouveau service d'autopartage en libre-service sans station ni réservation.

Strasbourg, le 11 mai 2015 - Citiz lance Yea!, un nouveau service d'autopartage en libre-service sans station ni réservation. — Floreal Hernandez

Après les 44 voitures blanches et vertes de Citiz, les Toulousains vont devoir s’habituer aux 20 petites citadines rouges de Yea. Ce nouveau système de véhicules en libre-service, sans station ni réservation, débarque à Toulouse en mai.

Un système plus fexible

Derrière ces deux systèmes d’autopartage se trouve pourtant la même coopérative, fondée en 2008 sous le nom de Mobilib et qui porte désormais le nom du réseau d’opérateurs indépendants présents dans 80 villes de France, Citiz.

« Avec Yea il n’y a pas besoin de réserver, ni de prévoir une heure de début et de fin. Grâce à l’application, on géolocalise la voiture la plus près de l’endroit où l’on se trouve. On peut l’ouvrir grâce au badge Citiz ou à sa carte Pastel, l’utiliser tant qu’on veut, avant de la redéposer en centre-ville, sur n’importe quelle place de stationnement publique, le prix du parcmètre est inclus », explique Mathilde Dupas, chargée de développement chez Citiz.

Pour se lancer dans cette aventure du « free-floating », déjà présente à Strasbourg depuis mai 2015, la coopérative a décidé de lancer une opération de financement participatif pour aider le projet à aboutir.

Ces petites Smart rouges de quatre places seront accessibles aux 1.600 Toulousains déjà utilisateurs du système classique d’autopartage.

« Avec Citiz, vous êtes sûr d’avoir une voiture et vous réservez le modèle que vous voulez. Yea est plus flexible et plus sur un usage spontané. L’objectif est d’amener les Toulousains à l’autopartage et de réduire le nombre de véhicules en ville », poursuit Mathilde Dupas. Un moyen aussi d’occuper le terrain et de contrer les velléités d’expansion de Bolloré et son système d’Autolib sur la province.

Inscription auprès de Citiz

Les premiers utilisateurs pourront s’y essayer dès la mi-mai, avec différentes formules, comme celle appelée « fréquence » : un abonnement de 16 euros par mois et un tarif tout compris de 2,50 euros de l’heure.

Il suffira au préalable de s’inscrire auprès de Citiz pour des questions d’assurance et de badge.